Cinq minutes de la peau d’un TI

Je me souviens du temps où, après une journée bien remplie, j’appréciais de me retrouver au calme… Décompresser est le terme . C’est juste ce qui nous permet de nous recharger.

Aujourd’hui ce n’est plus possible. Imaginez que du matin au soir, il n’y ait plus la possibilité de trouver un moment sans bruit. Pas possible de couper la radio ou la TV, que ces engins tournent dans toutes les pièces ou vous vous trouvez, vous accompagnant partout, sans la possibilité de les éteindre. Pas drôle hein ? On ne peut pas vivre ainsi ! Et pourtant vous seriez étonnés, l’humain peut endurer bien pire encore. C’est le quotidien des TI (targeted individual). Encore moins drôle si la TV se payait votre tête, vous harcelait, surveillait le moindre de vos gestes, décidait de quand vous pouvez dormir, quand vous réveiller, comment insuffler le doute sur tout et tous, mais surtout sur vos proches. Juste pour le plaisir, juste pour vous mettre dans un état de fatigue intense, juste pour rire à vos dépends… Juste pour vous détruire à petit feu. Et si tout ça ne passait pas par un appareil acoustique connu et s’adressait directement à votre fort intérieur ? Vous diriez ce que j’aurai dit avant que ça ne me prenne, c’est un schizo, qu’il se fasse soigner. Ou bien encore, qu’il enfile son chapeau en aluminium ! Et pourtant en fouillant un peu vous trouverez des brevets (électromagnétique, micro-ondes, voice to skull…), et des législations peu médiatisées, qui vous mettront le doute, ce n’est pas suffisant pour apporter une preuve irréfutable, mais peut-être qu’à force de témoigner, qui sait ? Aussi, il suffirait d’un scientifique en phase terminale, ne craignant plus rien pour lui ou pour ses proches, morts d’un accident ou disparus, victimes d’un quelconque malheur. Visiblement ça fait beaucoup de conditions à réunir… Cependant, il existe des précédents. Le MKULTRA, ce sont des faits reconnus officiellement par l’administration US. Des faits de tortures et d’expérimentations non consensuelles sur des humains, des ressortissants Américains, notamment en milieu psychiatrique (HP), certaines victimes ont même étés dédommagées, tout en recevant l’assurance bienveillante, par la voix de Bill Clinton (me semble t-il) , le président, que ces choses appartiennent désormais au passé.

« On ira les buter jusque dans les chiottes » disait V. Poutine, au sujet des terroristes. Et bien voilà la vie de TI, pas un moment de tranquillité, jusque dans les chiottes. La douche ? Idem. L’intimité ? Un souvenir ! D’ailleurs me concernant, dans ces deux endroits, la pression y est toujours extrêmement plus forte, certainement parce qu’il est facile d’employer le shaming sur une personne qui défèque. Peut-être aussi pour te tenir à l’écart de la douche, quand tu sais ce que tu va prendre, tu t’en éloigne, progressivement, inconsciemment. Être malpropre participe à la désocialisation, c’est sans doute le but. De toute façon il peut se passer des semaines sans sortir, prisonnier d’une prison sans porte, parce que rendu agoraphobe ou vidé de toute force vitale. Mais quand bien même, on ne croise personne, c’est tomber bien bas que de négliger son hygiène. Ce sentiment que progressivement on se voit déclassé au rang d’animal, tant par le traitement qui nous est réservé que par la puanteur qu’on dégage. Alors certes, je ne sors jamais sans être lavé, mais il ne se passe pas moins des journées où je n’ai plus de force pour rien, même pour le minimum. Me préparer un repas en 24 heures, des fois, c’est le maximum de ce que je peux produire comme effort. Heureusement tous les jours ne sont pas ainsi faits. Il y a la résilience, ça permet de ne pas sombrer totalement. Mais pour combien de temps ?

Sommes nous condamnés à vie ? Il semblerait à l’écoute de certains témoignage. Le canevas est prêt, si l’on en parle, ce sera les petites boules roses… Puisque ce sont les symptômes médicaux décrits dans le DSM, ce sera donc l’asile, ou le RSA si tu la fermes.

Ayez à l’esprit que ce que l’on nous fait vivre s’ apparente à une des méthodes éprouvées par la Stasi, connue sous le non de zersetzung, un joli mot à passer par Google pour les curieux et les amoureux des « belles histoires ». Méthode augmentée d’une technologie inconnue du grand publique et verrouillée par le principe de ‘déniabilité’, offert par les définitions de certaines maladies psy du DSM. Imparable.

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