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La Chine et les États-Unis se Disputent la 1re Place pour Développer une Cyberarme qui pourrait Contrôler le Cerveau

L’humanité doit-elle s’attendre à une cyberguerre ? Ce n’est pas exclu. Comment sinon expliquer la conception active par les pays se proclamant leaders technologiques mondiaux d’une arme pour contrôler le corps et la pensée humains ?

Selon les politologues américains préoccupés par ce problème, la Chine fait des progrès dans le développement d’une arme pour « contrôler le cerveau ».

Fin 2021, sous prétexte que les militaires chinois font un travail dangereux dans les recherches en matière de « contrôle du cerveau », le département américain du Commerce a imposé des sanctions d’exportation contre les compagnies technologiques américaines. Les États-Unis sont convaincus que l’Académie chinoise des sciences médicales militaires et plusieurs instituts de recherche utilisent les processus biotechnologiques pour soutenir leurs produits informatiques, notamment à des fins militaires, y compris l’arme pour contrôler le cerveau.

Il est supposé qu’une telle arme ne tue pas un adversaire mais le paralyse ou contrôle son comportement.

Les États-Unis ont plus d’une raison de craindre des percées technologiques de Pékin dans le secteur militaire. En juillet 2021, l’armée chinoise a présenté une arme hypersonique, prouvant que la Chine était capable d’éliminer des cibles partout aux États-Unis avec l’arme nucléaire.

Préoccupés par le leadership technologique de la CIA, les États-Unis créent deux nouveaux grands centres stratégiques, dont un se concentre sur la Chine et l’autre sur les technologies avancées.

La science américaine ne se repose pas non plus sur ses lauriers. En décembre 2021, le centre Belfer de Harvard a publié un rapport sur la Grande rivalité technologique. Le texte est dépourvu de sentiments paniques, mais il conclut que la Chine a obtenu de tels exploits en matière de hautes technologies qu’elle est maintenant un concurrent à part entière des États-Unis : en intelligence artificielle, en semi-conducteurs, en 5G, en informatique quantique, en biotechnologies et en énergie verte la Chine pourrait rapidement devenir leader mondial, voire l’est déjà dans certains secteurs.

Les États-Unis estiment être en tête dans l’aéronautique, la médecine et les nanotechnologies, et pour défendre ce titre, en juin 2021, le Sénat soutenu par les deux partis a adopté la Loi sur les innovations et la concurrence (USICA) autorisant des investissements dans la science et les technologies à hauteur de 250 milliards de dollars dans les cinq années à venir. Cependant, cette loi est restée coincée à la chambre des représentants et son avenir reste incertain dans le cadre du projet de loi annuel sur la défense.

Néanmoins, à l’heure actuelle, il est interdit aux investisseurs américains d’investir dans presque 50 compagnies chinoises inscrites sur la liste noire du Trésor américain.

Mais revenons au contrôle du cerveau. Quelles que soient les frictions politiques entre les États-Unis et la Chine, une chose est sûre : même si cette technologie n’est pas encore en circulation, elle est certainement au seuil de faire son apparition. Son prédécesseur est l’interface cerveau-machine (ICM) conçue pour échanger des informations entre le cerveau et un dispositif électronique. L’interface cerveau-machine est la base du neuronet, le rêve des transhumanistes. Selon ses concepteurs, le neuronet prévoit une interaction entre les gens, les animaux et les objets en transmettant des informations directement du cerveau vers une machine et inversement au cerveau.

Les chercheurs chinois travaillent actuellement sur une interface homme-machine à rétroaction qui consiste à installer de l’électronique flexible sur la peau de l’homme assurant une rétroaction tactile pour contrôler les robots via Bluetooth, Wi-Fi et Internet. La technologie englobe la réalité virtuelle auditive, visuelle et tactile en système robotisé intégré. L’information du cerveau de l’utilisateur est transmise sur un ordinateur à distance connecté à Internet. Les chercheurs déclarent que leurs élaborations offrent des capacités uniques pour des interventions sans contact dans la médecine, dans l’industrie et dans d’autres domaines.

Hormis les dispositifs qui sont accrochés sur le corps humain, il existe des puces invasives implantées directement dans le liquide céphalo-rachidien du cerveau de manière chirurgicale. Les scientifiques chinois ont simplifié la procédure complexe et douloureuse en inventant une méthode micro-invasive, qui consiste à installer la puce juste derrière le crâne et au-dessus du liquide céphalo-rachidien, ce qui assure un certain niveau de sécurité.

À noter que le développement de l’interface cerveau-machine est l’un des principaux secteurs du China Brain Project, dont le premier plan quinquennal s’est terminé en 2020. Ce projet est axé sur l’étude des fondements neuronaux des fonctions cognitives, le diagnostic et la prévention des maladies du cerveau et la création de technologies de l’information et de l’intelligence artificielle en étudiant le fonctionnement du cerveau.

Le président chinois Xi Jinping, a déclaré :

« Les innovations technologiques sont devenues un champ de bataille dans le champ mondial, et la concurrence pour la domination technologique deviendra d’une intransigeance sans précédent. »

La rivalité grandissante entre les États-Unis et la Chine dans le secteur des technologies neuronales deviendra l’un des symboles de l’année 2022. Et plus la confrontation est résolue entre les deux pays, plus mince devient la limite entre l’usage militaire et civil des technologies numériques.

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La guerre propre, France Inter, 17.11.2002.

La guerre propre, France Inter, 17.11.2002
Emission « Histoires possibles et impossibles »  Robert Arnaut
Durée totale : 29 min. 39 sec.

Les armes électro-magnétiques et psychotroniques, la lumière qui détruit, l’onde qui paralyse, le radar tueur, la désinformation : ce sont les nouvelles armes des futurs conflits, des armes « sans bavures » pour une guerre « propre »…

Audio déniché sur le site de Daniel Depris, l’un des participants à l’émission.

Émission ne faisant pas partie des archives du Dimanche 17 novembre 2002 : Volonté délibérée ou non de mettre sous le tapis ce genre de sujet ?

C’était l’époque où le service public Français était complotiste 🙂


Encore quelques preuves que ce qu’avancent les TI en racontant de quoi ils sont victimes, n’est peut-être pas à prendre comme la parole de fous Schizo… Il est visiblement plus commode de penser que l’on a encore notre libre arbitre et que nous sommes servis, en tant qu’administrés, par une gentille bande de démocrates bienveillants.


Avec la participation de Messieurs Daniel Depris Pdt du comité Européen pour la protection de l’habitat et l’environnement et de la santé, Francois Debout sous Directeur Technique de la direction des systèmes de force et de la prospective à la direction générale pour l’armement et Michel Hugon pharmacien en chef du service de santé des armées détaché à la direction générale pour l’armement. Reportage Philippe Clair .

09:25 On parle du taureau télécommandé de José Delgado (sans le citer)… puis demande à son interlocuteur si l’on peut enregistrer les ondes cérébrales du taureau et les utiliser à l’inverse. Réponse : il pense que c’est anecdotique, il n’est visiblement pas au courant.


L’animateur fait clairement allusion à ce qui est décrit par Marc Filterman dans son livre Les Armes De L’ombre dont je soumets à votre sagacité l’extrait en question :


12:30 Ces armes existent et servent ! Des armes électromagnétiques secrètes ont été utilisés par l’Allemagne contre les militants verts anti-nucléaire. Et par la police US pendant les émeutes de LA.

-> réponse complètement à côté de la plaque en parlant du Taser.

14:20 Armes anti-personnelle. Le gars qui vous tire dessus avec un canon électromagnétique, vous ne savez même pas où il est. C’est une arme crapuleuse, on comprend que les militaires ne soient pas très tentés d’en faire l’évocation.

22:50 Il va falloir tenir compte de l’arme psy, il n’y aura forcément pas bcp d’info et peut-être de la désinfo.

23:05 On possède déjà des armes favorisant l’autosuggestion des individus, imaginons ces armes entre les mains d’un groupe mal intentionné. Les ondes représentent sans doute l’arme la plus terrible que l’homme n’ait jamais conçu, parce qu’elle peut agir sur notre cerveau, qui est une usine électro-chimique, il est donc possible d’induire des signaux artificiels de façon à provoquer les réactions voulues aussi bien au niveau musculaire que psychique. Il est possible que ce genre d’expérience ai déjà été tentée sur les malades mentaux. En tout cas il est certain que des systèmes de manipulation physique ou mentale par induction électromagnétique sont aujourd’hui disponibles.

25:45 Évocation d’HAARP

26:20 La nouvelle génération d’arme non létale handicapera l’adversaire, le paralysera, le manipulera, modifiera son comportement.


En cette période de COVID, vous vous demandez pourquoi le peuple est tellement influençable ? Je replace un autre extrait des armes de l’ombre de Marc Filterman, que j’ai relu récemment.
De plus, en relisant l’article, j’ai tiqué sur ce petit quelque chose : Rappelez-vous le bodycount quotidien par le fossoyeur Jérôme Salomon. L’effet d’une telle propagande y est aussi décrite :
Ainsi plus la TV nous fait peur, plus nos défenses immunitaires baissent. Je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir un lien de cause à effet…
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Traduction : Mind Control: From Nazis to DARPA

Document original : Mind Control: From Nazis to DARPA

Traduction Mind Control: From Nazis to DARPA

 

David Salinas Flores Guest Professor, Faculty of Human Medicine, Universidad Nacional Mayor De San Marcos, Peru

Résumé

Le contrôle mental est un processus réducteur dans lequel un homme est réduit à un animal, une machine ou un esclave. Les idées de base du contrôle de l’esprit sont nées à Tavistock et ont ensuite été développées en Allemagne, principalement dans le camp de concentration nazi de Dachau. L’opération Paperclip a recruté les scientifiques nazis qui ont fait l’expérience du contrôle mental chez les prisonniers de Dachau ; ainsi les nazis ont participé aux programmes américains de contrôle mental. Aujourd’hui, des recherches récentes fournissent des preuves de l’existence d’un programme américain d’armes de contrôle mental classifié en plein développement, organisé par la DARPA en association illicite avec des universités américaines corrompues, des transnationales de la technologie et des mafias de procureurs. Le crime organisé de la DARPA développe une expérimentation neuroscientifique humaine secrète, forcée et illicite avec des neurotechnologies invasives comme des nanorobots cérébraux, des micro-puces et des implants pour exécuter le contrôle de l’esprit. Il est nécessaire que la société mondiale soit informée de la vérité sur le contrôle de l’esprit et que les autorités honnêtes prennent des mesures préventives pour empêcher le contrôle de l’esprit massif que la DARPA développe dans le monde entier.

Introduction

Le contrôle mental est un processus réducteur dans lequel l’homme est réduit à un animal ou à une machine [1]. Il s’agit d’une technique visant à supprimer la volonté d’une personne, pour la rendre dépendante de ce qui est dicté par une autre personne ou une organisation.

Les armes de contrôle mental peuvent être plus puissantes que les bombes atomiques ;

le public connaît la puissance des armes nucléaires et peut en débattre et protester, mais le public ne peut pas débattre du danger des programmes de contrôle mental car ce programme est entouré de dénis et de désinformation de la part des nombreux gouvernements.

Le contrôle de l’esprit a été tenté à travers l’histoire de différentes manières, comme la violence physique ou la religion. la religion ; certains gouvernements ont été obsédés par le contrôle de l’esprit, en particulier ceux qui tendaient vers le fascisme, comme les nazis.

Pour beaucoup de gens, la manipulation mentale est un mythe [2], un sujet de science-fiction ou un trouble psychiatrique plutôt qu’une science. Cependant, au 21ème siècle, les progrès des neurosciences conduisent à une réalité scientifique opposée à cette perception. Des recherches récentes considèrent que le contrôle mental devrait être

considéré comme un nouveau problème de santé publique en médecine, une réalité que tout citoyen doit connaître [3,4].

Sommaire

Les idées de base du contrôle de l’esprit sont nées en 1921, à Tavistock, un centre de recherche de l’Intelligence Service britannique, puis elles ont été développées en Allemagne, principalement sous le gouvernement nazi. Dès 1943, les médecins militaires allemands travaillant dans les camps de concentration de Dachau et d’Auschwitz

ont expérimenté les barbituriques, les dérivés de la morphine et la mescaline à des fins d’interrogatoire [5].

La mescaline, un alcaloïde psychotique présent à l’état naturel dans le cactus mexicain peyotl, était la principale drogue utilisée par les scientifiques nazis.Des expériences avec de la mescaline ont été réalisées à Auschwitz et ensuite elles ont été répétées à Dachau. Dachau était le premier camp de concentration nazi ouvert et il est connu pour

les expériences nazies d’hypothermie [6].

À Dachau, les expériences de contrôle mental avec la mescaline ont été menées par le Dr Kurt Plötner, qui a rejoint les SS en tant que médecin dans les années 1930 [7]. Selon Walter Neff, un infirmier de prisonnier impliqué dans les expériences à Dachau, le but était : « d’éliminer la volonté de la personne examinée » [5].

Après des « recherches » sur 30 détenus, Plötner a conclu que la mescaline était « trop peu fiable pour être une drogue de vérité ». Parfois elle fonctionnait, parfois non [5].

Le travail de Plötner dans les camps de concentration a attiré l’attention des services secrets américains. les officiers de renseignement de la marine américaine ont recruté Plötner en 1945, lui permettant de poursuivre ses recherches sur les interrogatoires. En réalité, l’armée américaine a développé une grande opération, l’opération Paperclip ;

le programme secret de renseignement pour amener les scientifiques nazis en Amérique [8] a ainsi recruté trop de scientifiques nazis qui ont vécu en prisonniers de Dachau après la fin de la Seconde Guerre mondiale. En fait, Plötner n’a jamais été inculpé pour ses expériences sur la mescaline [9], il a bénéficié d’une protection particulière. Plötner a continué à vivre sous le nom de « Schmitt » dans le Schleswig-Holstein jusqu’au début des années 1950.

Il est retourné dans le domaine médical en tant que professeur à l’Université

de Freiburg en Allemagne de l’Ouest. Plötner est décédé en 1984. Le gouvernement Américain n’a pas eu de succès avec la mescaline pour le contrôle de l’esprit

et a opté pour un autre hallucinogène, le LSD.

Les États-Unis ont développé plusieurs programmes de contrôle de l’esprit, l’US

marine américaine a commencé certaines des premières expériences sur le contrôle de l’esprit en 1947 [10]. La première participation connue de la CIA date de 1950 avec le lancement du projet Bluebird [10], mais le principal programme était le programme

MKUltra. MKUltra était le nom de code d’un projet secret de la CIA, mené de 1953 à 1964, qui impliquait le contrôle de l’esprit par des médicaments et la modification du comportement [11,12]. Le programme MKUltra développé par la CIA était un programme conçu pour réaliser la plus grande expérience de manipulation mentale, un programme illégal et clandestin d’expériences sur des sujets humains. L’expérience comprenait la participation de scientifiques et de 80 institutions renommées, parmi lesquelles 44 écoles, des universités prestigieuses comme Harvard, Stanford et Yale,

12 hôpitaux, des entreprises pharmaceutiques et des prisons. C’était un projet

qui comprenait 149 sous-projets, tous liés au contrôle de l’esprit. Au moins

139 médicaments ont été étudiés. Bien que le projet MKUltra ait utilisé

principalement des drogues hallucinogènes, le LSD étant l’une des plus utilisées.

drogues les plus utilisées, des techniques expérimentales de stimulation des zones cérébrales profondes ont également utilisées [3]. Aujourd’hui, grâce aux progrès de la science, le contrôle de l’esprit pourrait être développé à l’aide de nanotechnologies cérébrales, des nanorobots, des micropuces et des implants, et l’internet cérébral. L’internet cérébral est le principal outil de contrôle de l’esprit, il s’agit d’un moyen de communication développé chez une personne qui a dans son cerveau une neurotechnologie invasive telle que des implants cérébraux comme le modem cortical, les nanorobots cérébraux et les micropuces avec lesquels une télétransmission de sa vie quotidienne. Cette télétransmission est envoyée via wifi aux téléphones portables, aux ordinateurs et aux télévisions [3]. L’internet cérébral permet également d’envoyer des informations audiovisuelles au cerveau d’une personne à l’aide de nanorobots cérébraux. La neurotechnologie invasive permet d’obtenir le contrôle mental d’une personne, qui plie sa volonté aux objectifs d’une personne ou d’une organisation. Il existe plusieurs mécanismes permettant d’atteindre cet objectif :

Contrôle direct de l’esprit

Contrôler l’activité des neurones : Le délinquant produit une stimulation ou une inhibition des neurones avec l’internet cérébral par wifi chez une victime équipée d’un nanorobot cérébral et peut obtenir un contrôle mental à distance.

Contrôle mental indirect

Torture mentale : Le délinquant envoie des signaux audiovisuels qui peuvent produire des dommages psychologiques à la victime avec des nanorobots, jusqu’à arriver à briser la volonté de la victime et obtenir que la victime accepte d’être subordonnée aux intérêts de la mafia [13].

L’extorsion : La cartographie du cerveau obtenue avec l’internet cérébral

et les nanorobots cérébraux peut être utilisée pour obtenir des informations privées du citoyen, telles que sa vie sexuelle et ses relations sexuelles et avec ce matériel audiovisuel la victime est extorquée, ainsi la mafia des nanotechnologies peut obtenir que la victime accepte de suivre les ordres de la mafia [13].

D’autre part, il existe des preuves solides que le contrôle mental est

développé par plusieurs puissances économiques telles que la Chine, l’Allemagne,

l’Inde et la Fédération de Russie [14] ; cependant, le principal pays qui le développe

qui le développe est les États-Unis.

Les États-Unis d’Amérique du Nord sont la première puissance militaire mondiale ; ce pays fonde son hégémonie sur ses armes ; il est donc critique pour ce pays de développer de nouvelles armes de guerre. DARPA, initiales en anglais de Defense Advanced Research Projects Agency, est l’agence en charge du développement de nouvelles armes de guerre, sa mission est de maintenir la supériorité technologique de l’armée américaine et de prévenir les surprises technologiques des adversaires américains [15]. DARPA est l’agence militaire scientifique la plus puissante au monde, l’une de celles qui avec une production accrue et l’une de celles avec le plus grand secret.

Elle a été créée par le Congrès des États-Unis en 1958. budget annuel d’environ 3 000 milliards de dollars. La DARPA ne mène pas recherche scientifique mais engage des entrepreneurs de la défense, des universitaires et d’autres organisations gouvernementales pour faire le travail, et facilite ensuite la transition des résultats pour un usage militaire. La DARPA maintient un personnel extraordinairement réduit, en moyenne 120 gestionnaires de programmes par an [16]. En 2018, la DARPA célèbre son 60e anniversaire [17].

La DARPA est promue par ses scientifiques, la presse, la télévision et le cinéma,

comme une institution qui crée de nouvelles armes basées sur son utilisation brillante

du capital intellectuel [16]. Selon le scientifique de la DARPA : Les institutions et les centres de recherche universitaires américains ont été les les chaudrons dans lesquels de nombreuses innovations du DARPA ont été réalisées[17].

Parmi les armes que les USA développent figurent les armes de contrôle de l’esprit. Les plus grands secrets actuels de la DARPA sont les projets de contrôle mental, probablement parce que ces projets nécessitent une expérimentation humaine. Des recherches récentes permettent de soupçonner qu’aujourd’hui plusieurs projets liés aux recherches de la DARPA sur le contrôle mental se développent sur des expériences humaines illégales réalisées en Amérique latine. À cette fin, les citoyens seraient intoxiqués avec boissons et aliments contaminés par des nanorobots cérébraux ou seraient même kidnappés pour leur installer des implants cérébraux comme le modem cortical ou l’hippocampe artificiel sans leur consentement.

De nombreux faits étayent l’existence réelle de cette recherche inhumaine de la DARPA, dont les principales preuves sont les suivantes :

The Brain initiative (L’initiative sur le cerveau)

Récemment, le président des États-Unis d’Amérique du Nord,

Barack Obama, a présenté le projet BRAIN. La DARPA est partenaire principal de ce projet [18]. La DARPA a investi plus de 500 millions de dollars pour soutenir l’initiative de la Maison Blanche pour le cerveau depuis annoncée en 2013 [17]. Rafael Yuste, un des principaux scientifiques de l’initiative BRAIN a déclaré publiquement que l’objectif principal du projet était de manipuler les neurones., on soupçonne donc que l’initiative BRAIN est un programme de recherche secret de contrôle de l’esprit qui est développé en Amérique latine [3,13,19,20]. Les initiales du projet BRAIN signifient « Brain

Research through Advancing Innovative Neurotechnologies ». Les recherches récentes sur recherches récentes soupçonnent que ces « Advancing Innovative Neurotechnologies » (technologies neurologiques innovantes) du projet BRAIN sont en réalité des nanorobots cérébraux [3]. vise donc à être un programme de contrôle de l’esprit par des nanorobots cérébraux.

La découverte des nanomafias

Pour son accessibilité, les nanorobots cérébraux sont la principale arme de contrôle de l’esprit, cependant la recherche sur les nanorobots du cerveau est difficile

car la nanotechnologie agit au niveau atomique et pour cette raison l’expérimentation sur les humains est à haut risque, ce qui entraîne un manque évident de volontaires et, par conséquent, il est difficile d’expérimenter des armes de contrôle de l’esprit comme les nanorobots cérébraux chez l’homme. En raison de ce fait, des recherches récentes ont permis de découvrir que le gouvernement américain et transnationales de la technologie auraient recours à des méthodes criminelles pour obtenir des sujets d’expérimentation humaine ; ainsi, ils utiliseraient la violence, l’escroquerie, l’extorsion et le crime organisé [21,22]. Ces recherches alertent sur l’existence d’un réseau mondial de crime organisé pour développer des projets neuroscientifiques illicites en utilisant des neurotechnologies invasives afin de développer des armes de contrôle mental, principalement en Amérique latine. Ces « rouges corrompus » ont créé une organisation

qui développe une expérimentation neuroscientifique humaine secrète, forcée et illicite

avec des neurotechnologies invasives comme les nanorobots cérébraux, des micro-puces et des implants pour exécuter des projets neuroscientifiques, qui ont même conduit des scientifiques à remporter des prix Nobel de médecine [23]. sur la base de cette expérimentation humaine illicite au détriment de la santé des latino-américains. Les différents types de projets développés avec des nanorobots ont un schéma commun : ils sont développés par télémétrie, par wifi, ils n’ont pas de forme physique, et ils sont intangibles. Vraiment, la nanomafia est la mafia du wifi, la « mafia fantôme », qui rend presque impossible de la dénoncer [21].

La découverte de l’internet cérébral en Amérique latine

Il y a de nombreuses preuves qui indiquent que la DARPA et les propriétaires de chaînes de télévision ont développé un réseau corrompu pour implanter l’internet cérébral dans le monde entier, principalement dans les universités latino-américaines, l’un de ses principaux objectifs étant d’obtenir la vie sexuelle des étudiants et de contrôler leur esprit [24]. Dans les universités latino-américaines, des « centres d’excellence » sont créés de manière suspecte leur nom « excellence » indique qu’il s’agirait de centres créés pour l’expérimentation transhumaniste. Le Centre d’excellence de l’Université nationale de San Marcos est promu principalement par l’Université de Washington et l’US Navy. Il est nécessaire de souligner que l’ambassadeur des États-Unis au Pérou de l’époque, Brian

A. Nichols, était présent lors de son inauguration. Des recherches récentes conduisent à

suspecter que ce centre d’excellence a en réalité un objectif militaire et non un objectif de recherche. Ainsi, sous la direction secrète du gouvernement américain, ces centres d’excellence universitaires, en association illicite avec les cabinets des recteurs, les mafias de professeurs et les centres d’étudiants, organiseraient le contrôle de l’esprit dans les campus universitaires, utilisant secrètement la neurotechnologie sur le personnel de l’université afin d’espionner et de contrôler l’ensemble de l’université [24].

La création de la Silicon Valley en Amérique latine

La création récente de ce que l’on appelle les « Silicon Valley » d’Amérique Latine comme Yachay et Guadalajara aurait pour objectif secret de développer l’expérimentation humaine risquée avec des neurotechnologie. En Equateur, l’université de Yachay a suscité suspicion pour son administration ; le comité de direction de cette

université est composé uniquement de professeurs du California Technology

Institute (Caltech), qui est très lié à la DARPA. Arati Prabhakar, directrice de la DARPA (2012-2017), est diplômée de Caltech, une institution militaire qui finance plusieurs projets de Caltech. D’une vue générale, les preuves indiquent que des expériences humaines de contrôle mental seraient menées à Yachay [22,24-26]. D’autre part, IBM a 40 ans d’existence à Guadalajara ; cette société est l’une des plus grandes entreprises de l’industrie. IBM est considéré comme un partenaire principal de la DARPA qui

finance plusieurs des projets neuroscientifiques d’IBM. Des recherches récentes

alertent sur le fait qu’IBM serait en train de développer des expérimentations humaines illicites pour pour réaliser des cartographies du cerveau au Mexique [25] principalement à Guadalajara. Ce soupçon est renforcé par les l’expression des PDG d’IBM au sujet de la technologie qui va se développer à Guadalajara :

« Cette technologie est une extension de l’esprit humain ; nous allons

être capable de faire des choses que notre esprit ne peut pas faire maintenant » [25].

Le fort soupçon de contrôle mental dans les hôpitaux d’ Amérique latine

En Amérique latine, l’une des principales entreprises suspectées d’avoir secrètement

et illégalement de développer le contrôle mental en association illicite avec la

DARPA est la compagnie d’assurance santé péruvienne ESSALUD qui possède un goupe d’hôpitaux au Pérou. L’hôpital Alberto Sabogal est le principal hôpital suspect de l’expérimentation humaine illicite de la DARPA pour son ubication. Il est situé près de la seule base militaire des forces armées américaines en Amérique latine, la NAMRUD-6. Le programme de contrôle mental de la DARPA aurait commencé en 2009 à l’hôpital Alberto Sabogal pendant l’administration du président américain Barack Obama, et de la

secrétaire d’État Hillary Clinton, tous deux ont coordonné le crime organisé avec le Président Alan García Pérez et celui-ci à son tour avec le président d’ESSALUD Fernando Barrios Ipenza [22]. Barrios l’a développé secrètement avec les unités de recherche des hôpitaux péruviens, l’Institut national de la santé, l’institution de l’État péruvien

qui donne la certification officielle pour la recherche biomédicale au Pérou

et l’APRA, le parti qui gouvernait le Pérou à cette époque. Le site

unités de recherche des hôpitaux latino-américains camouflent des projets transhumanistes de plusieurs millions de dollars, en escroquant les patients, comme l’unité de recherche de l’hôpital Sabogal où sont développés des projets de recherche en neurosciences qui visent à être le camouflage d’expériences transhumanistes de contrôle mental dans cet hôpital. Ce fait est renforcé parce que cette entreprise a placé plusieurs publicités avec le mot « contrôle » qui a pour but d’être une promotion subliminale du contrôle mental [22]. Des recherches récentes alertent sur la chirurgie de masse dans l’ESSALUD, opérant environ 20 000 patients en peu de temps.

20 000 patients en peu de temps, campagnes qui se veulent en réalité des campagnes chirurgicales visant à implanter secrètement technologiques à des milliers de patients [22] (figure 1).

 

Figure 1 : Le contrôle mental : Des nazis à la DARPA. Le camp de concentration de Dachau, l’un des premiers endroits où les programmes de contrôle mental ont débuté. (Gauche) L’hôpital Alberto Sabogal est le principal endroit où la DARPA développe des expériences humaines illicites et forcées avec des nanorobots cérébraux, des micropuces pour exécuter le contrôle mental (Droite).

Suspission de l’expérimentation humaine illicite dans la construction

de puces neuromorphiques financée par la DARPA

La DARPA a financé la création de la puce neuromorphique True North annoncée en 2014 comme la puce similaire au cerveau la plus avancée créée à ce jour. Cette puce est l’une des plus grandes et des plus avancées et les plus avancées qui aient été créées, 768 fois plus efficace que toutes les autres qui a été créée. Il y a des soupçons que cette puce neuromorphique a été créée sur la base d’expériences humaines illégales, et ce pour

plusieurs raisons, notamment, la DARPA elle-même a révélé publiquement qu’il n’y a pas

qu’il n’y a pas de technologie capable de capter les signaux qui informent les scientifiques ce qui se passe exactement à l’intérieur du cerveau. L’absence de telles

études et la rapidité avec laquelle la puce cérébrale a été construite, seulement six années, laissent penser que d’autres sources d’informations seraient

cachées, telles que les expérimentations humaines secrètes et forcées, avec

neurotechnologie invasive comme les implants cérébraux ou les nanorobots dans les pays latino-américains [25-27].

L’annonce de l’épidémie de zombies

Des recherches récentes conduisent à soupçonner que l’apocalypse de zombies

promue par le CDC et l’armée américaine serait en fait une épidémie mondiale de

une épidémie mondiale de contrôle mental utilisant des nanorobots cérébraux [28], camouflée en une épidémie et organisée par le CDC lui-même et l’armée américaine. Il y a également un fort soupçon que le gouvernement américain procède à une dissémination secrète de nanorobots cérébraux dans le monde entier, « une pandémie de

nanorobots cérébraux » [3,28]. Des recherches que le CDC et l’armée américaine n’ont pas démenti. L’élection du Mexique dans la série télévisée sur l’origine de

l’épidémie de zombies n’est probablement pas qu’une fiction ; il est probable que

des milliers de Mexicains sont victimes d’une administration secrète de nanorobots cérébraux pour développer le contrôle de l’esprit [28].

La DARPA fait la promotion du supersoldat

Le scientifique de la DARPA déclare :

« Les soldats n’ayant aucune limitation physique, physiologique ou cognitive seront la clé de la survie et de la domination opérationnelle dans le futur » [29].

La clé de ce projet est la neurotechnologie invasive, les nanorobots et les micropuces du cerveau. Il existe trois applications militaires potentielles de la neurotechnologie invasive dans le super-soldat : a) l’augmentation cognitive, qui alerte les soldats des menaces ; b) la télépathie synthétique, qui permettrait aux soldats de communiquer entre eux ; c) les armes contrôlées par la pensée [30]. Il est évident que la DARPA a besoin d’une expérimentation humaine illicite secrète de contrôle mental pour pouvoir développer cet objectif militaire du projet de super-soldat. Il est nécessaire de souligner que le projet de super-soldat est une fraude. La DARPA n’informe pas que la neurotechnologie invasive peut être une arme contre le soldat ; il perdrait sa vie privée en étant espionné en permanence par l’internet cérébral, il perdrait le contrôle de son esprit, le soldat serait contrôlé par d’autres et perdrait ainsi son autonomie en nous transformant en robots humains.

 

Il existe de nombreuses preuves que la DARPA développe des cyborgs dans les universités péruviennes.

Il est nécessaire de souligner que la neurotechnologie invasive est la principale caractéristique d’un cyborg.

Kevin Warmick, le principal promoteur des cyborgs dans le monde dit :

« J’ai un seul objectif dans ma vie. Je veux être un cyborg. Je veux être le premier être mi-homme mi-machine du monde » [22].

Cependant, Warmick n’utilise pas non plus d’implants cérébraux, lorsqu’on l’interroge sur la possibilité d’utiliser des neurotechnologies invasives, il déclare :

« J’aime vraiment ma vie et il y a de nombreuses possibilités que quelque chose se passe mal, tant lors de l’implantation de la puce que lors de son retrait » [22].

Dans des ouvrages scientifiques récents, on exprime ce qui suit :

« De nos jours, il semble peu probable que des êtres humains utilisent volontairement la puce cérébrale d’Intel, mais elle pourrait probablement avoir des applications pour des personnes comme les tétraplégiques » [26].

La société ne manifeste pas d’intérêt pour l’utilisation d’implants cérébraux, face à cette réalité, la DARPA a étonnamment annoncé qu’elle allait créer une armée de cyborgs, c’est un mystère comment elle fait ses recherches biomédicales. L’expérimentation transhumaine illicite secrète et forcée dans les universités latino-américaines serait le secret de ce programme de robots soldats [22]. Des enquêtes récentes mettent en garde contre la présence d’expériences de contrôle mental dans les universités de Lima dites du « cône nord », comme l’université César Vallejo. Celle-ci appartient à César Acuña, qui a des liens étroits avec IBM, partenaire de la DARPA. La publicité de cette université est très similaire à la propagande menée par le gouvernement américain pour le recrutement militaire et renforce le soupçon d’expérimentation humaine de contrôle de l’esprit chez les étudiants dans le but de les transformer en robots soldats pour l’armée américaine [22].

La DARPA ne se contentera probablement pas de transformer les étudiants universitaires contrôlés par l’esprit en robots humains pour servir l’armée américaine, ce qui est pire, il est probable que le projet réel les transformera également en soldats clones, effaçant son identité et la remplaçant par une autre, effaçant sa mémoire et la remplaçant par une autre, la campagne « désapprendre pour apprendre » et la publicité de nombreuses universités péruviennes où les étudiants universitaires sont montrés comme des clones indique l’existence de ce projet secret [22].

Discussion

Le gouvernement américain fait une campagne millionnaire pour nier le contrôle mental. Le principal intervenant sur la DARPA et le contrôle mental est probablement Jhonatan Moreno, auteur de livres et d’articles sur le contrôle mental [31]. Moreno a été membre du personnel de direction de trois commissions consultatives présidentielles et a siégé dans un certain nombre de comités consultatifs du Pentagone. Il est professeur d’éthique à l’université de Pennsylvanie et rédacteur en chef du magazine en ligne Science Progress du Center for American Progress. L’American Journal of Bioethics l’a qualifié de « bioéthicien le plus intéressant de notre époque ».

Moreno dit à propos du contrôle mental :

« Je crois que les personnes qui pensent avoir été victimes d’expériences gouvernementales de contrôle mental sont malavisées, mais je suis également impressionné par le fait qu’il existe des milliers de ces personnes. J’ai travaillé pour deux commissions consultatives présidentielles et j’ai entendu beaucoup de ces personnes apporter un témoignage parfaitement lucide sur des scénarios que je trouve fantastiques » [3,31].

« Il existe une grande sous-culture qui croit que leur cerveau est manipulé par des forces insidieuses » [3]. « Ce n’est pas parce que vous êtes paranoïaque que quelqu’un ne vous suit pas » [31].

Malgré ses propos, il y a de forts soupçons que Moreno connaisse l’expérimentation humaine illicite de la DARPA et qu’il développe une campagne intentionnelle de désinformation. Ce soupçon est fondé sur le fait que Moreno a accès aux principales informations sur la DARPA. La presse dit à son sujet :

« Les activités de la Darpa ont été suivies pendant une grande partie de cette période par Jonathan Moreno, qui a occupé la position privilégiée d’initié/extérieur qui lui donne à la fois accès et liberté de commenter. Son nouveau livre, Mind Wars, met à jour ses récits précédents sur les guerres de l’armée contre l’esprit pour nous donner des nouvelles effrayantes des derniers projets de la Darpa » [32].

Moreno a également écrit un article intitulé « DARPA on your mind » [33] (une allusion évidente au programme de contrôle mental de la DARPA au moyen de neurotechnologies invasives).

Malgré les propos du conseiller présidentiel et de nombreux scientifiques américains [2], il existe de nombreuses preuves de ce programme de contrôle mental, principalement en Amérique latine [3].

Il est nécessaire de souligner que, contrairement à MKUltra, des chercheurs récents ont découvert le programme américain de contrôle mental en plein développement. MKUltra était un projet secret de la CIA mené de 1953 à 1964 [11,12], mais le projet MKUltra n’a été porté à l’attention du public qu’en 1975. Le rapport des Etats-Unis de 1977 sur MKUltra disait :

« Il faut préciser dès le départ qu’en général,

nous nous concentrons sur des événements qui se sont produits il y a plus de 12 ou même 25 ans » [11].

« Le plus troublant est sans doute le fait que l’on ne connaissait pas l’ampleur des expérimentations sur les sujets humains. Les archives de toutes ces activités ont été détruites en janvier 1973, sur l’ordre du directeur de la CIA de l’époque, Richard Helms » [11].

« Malgré les demandes persistantes de la sous-commission Santé 1977 du Sénat sur MKUltra : Opening Remarks 7 que par la Commission du renseignement, aucun dossier ou information supplémentaire n’a été fourni. Et personne – aucun individu – n’a pu être trouvé qui se souvienne des détails, ni le directeur de la CIA, qui a ordonné la destruction des documents, ni le responsable du programme, ni aucun de ses associés » [11].

Cependant, la situation du programme américain actuel de contrôle mental est différente. En réalité, les preuves montrent que les États-Unis, par le biais de la DARPA, ont créé un réseau interconnecté de crime organisé dans le monde entier pour développer le contrôle mental, avec le soutien officiel des gouvernements corrompus d’Amérique latine, des universités, des mafias de procureurs et la participation et le silence de la presse. De nombreuses preuves indiquent que les universités américaines, considérées comme les meilleures du monde, telles que Harvard, Yale et Stanford, participent à ce programme sadique de contrôle mental en association illicite avec la DARPA. Ces universités ont également participé au programme MKUltra. Il est également évident qu’étant donné la grande extension de ce programme de contrôle mental dans le monde et la grande quantité d’informations dont disposent des institutions comme les services de renseignement mondiaux et les institutions policières comme le FBI et l’INTERPOL, ces institutions connaissent ce programme secret de contrôle mental de la DARPA. Il peut être une source d’enrichissement illicite et éventuellement une arme secrète de torture et d’extorsion. Comme preuve de sa participation secrète, ni le FBI, ni la CIA, ni le SVR, ni le MOSSAD, ni INTERPOL, ni aucun service de renseignement dans le monde n’a signalé ce programme de contrôle mental.

Ce réseau corrompu de la DARPA pour le développement du contrôle mental des Etats-Unis donne naissance à un cercle corrompu exclusif de « nouveaux millionnaires » en Amérique latine : professeurs de médecine, syndicats de la santé, médecins, infirmières, techniciens, directeurs d’hôpitaux, physiciens, journalistes, éditeurs de revues scientifiques, bibliothécaires, ingénieurs, politiciens, professeurs, policiers, procureurs, juges, militaires, étudiants universitaires et même écoliers qui s’enrichissent illicitement aux dépens de la santé et de l’honneur de leurs victimes.

Les mafias des bureaux des procureurs, de la magistrature et de la police nationale sont les pièces maîtresses de ce réseau criminel qui s’enrichit illicitement en contrôlant l’esprit et en torturant les citoyens.

Actuellement, la presse écrit de nombreux livres et articles visant à sensibiliser les gens aux horreurs de l’holocauste perpétré à Dachau par les nazis, qui comprenait des expériences de contrôle mental, mais elle dissimule et participe au programme sadique de contrôle mental que la DARPA développe dans le monde. En effet, la presse fait la promotion des organisateurs et intervenants du programme américain de contrôle mental tels que Justin Sanchez, Regina Dugan ou Michael Goldblatt [34].

Contrairement à la médecine nazie qui est dénoncée par les médias de masse dans leurs gros titres comme un crime, le programme de contrôle de l’esprit de la DARPA avec les nanorobots du cerveau est un secret de la presse scientifique et il reste inconnu de la plupart de la société qui le considère même comme une fiction en raison de la propre campagne de désinformation de la presse qui présente ce crime comme une fiction. La raison en est qu’il existe de nombreuses preuves que les magnats des médias sont les principaux organisateurs et bénéficiaires de ce réseau nanotechnologique illicite en Amérique latine.

Des livres récents sur le DARPA disent :

« Le secret du succès de la DARPA ne réside pas dans le financement. Ce qui la distingue, c’est son utilisation brillante du capital intellectuel. Sa « seule charte est l’innovation radicale », selon son plan stratégique. Le système d’innovation de la DARPA est également devenu un modèle pour les autres ministères. La DARPA est une agence scientifique, pas un organisme d’espionnage [16].

En réalité, l' »innovation radicale », le modèle pour les autres départements gouvernementaux, est l’expérimentation humaine illicite et forcée de la DARPA en Amérique latine avec des neurotechnologies invasives avec la complicité des mafias de procureurs dans le monde.

Les principales revues scientifiques telles que Science, Nature, The Lancet, Neuroimage, publient de nombreux articles neuroscientifiques des scientifiques de la DARPA qui cachent la vérité :

Le véritable « matériel et les méthodes » sont l’expérimentation humaine forcée avec des technologies neuro-invasives.

La résonance magnétique fonctionnelle est son principal camouflage de l’expérimentation humaine illicite dans la section des matériels et méthodes des journaux scientifiques » [20,26].

La presse connaît la véritable origine des nouvelles armes de la DARPA, les secrets de « l’innovation de la DARPA » [35] mais cache la vérité, l’expérimentation humaine illégale et forcée sur le contrôle de l’esprit que la DARPA développe en Amérique latine.

Les preuves indiquent également que les nanomafias qui organisent le contrôle mental des États-Unis sont interconnectées pour former un réseau international avec un méga projet dont le but est de créer une société fasciste numérique, une oligarchie qui dirige le reste des citoyens, qui porteront des nanorobots et seront des esclaves numériques, une robotisation humaine de la société au service de l’élite millionnaire.

Ce projet fasciste numérique de la DARPA est mondial ; l’objectif n’est pas seulement de contrôler les humains, mais de contrôler la planète entière en utilisant des micropuces dans les êtres humains, les animaux et les objets. « L’Internet des objets » et « la voiture sans conducteur » ont vraiment pour objectif le contrôle fasciste des choses. Chez les hommes, le projet d' »esclave numérique » (robot humain) a différentes composantes : le contrôle de l’esprit, l’espionnage permanent avec l’internet cérébral, la privation sensorielle, la vie dans une réalité virtuelle, la suppression de la mémoire et l’élimination de la sexualité.

Dans une vision générale, les expériences nazies de Dachau sur le contrôle mental sont poursuivies par ce réseau d’expérimentation global pour implanter le nouvel ordre mondial [36], le nouveau fascisme : Le fascisme numérique (Figure 2)

 

Figure 2 : Fascisme numérique : L’objectif du contrôle de l’esprit. Les neurotechnologies invasives telles que les nanorobots, les micropuces et les implants cérébraux peuvent être utilisées comme des armes de contrôle de l’esprit (à gauche), ces neurotechnologies invasives peuvent conduire au fascisme numérique, une ploutocratie qui dirige le reste des citoyens qui seront des esclaves numériques, un gouvernement rêvé par les nazis (à droite).

En réalité, l’expérimentation humaine illégale que la DARPA réalise dans le monde pour développer son programme de contrôle mental est sa véritable histoire, l’histoire non censurée de la DARPA.

Conclusion

Le contrôle mental est le plus grand secret actuel de la DARPA. La DARPA organise une vaste campagne d’expérimentations humaines illégales pour développer le contrôle mental dans le monde, principalement en Amérique latine, avec le soutien officiel de gouvernements corrompus, de mafias de procureurs et avec la participation et le silence de la presse. Il est nécessaire que la société soit informée de la vérité sur le projet de contrôle mental de la DARPA et que les autorités honnêtes prennent des mesures préventives pour bloquer le contrôle mental massif que la DARPA développe dans le monde.

Citation: Salinas D. Mind Control: From Nazis to DARPA. SM Phys Med Rehabil. 2018; 2(1): 1007.

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References

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  31. Moreno J. Mind Wars: Brain Science and the Military in the 21st Century. New York: Bellevue Literary Press. 2012.
  32. Rose S. Mind Wars by Jonathan D Moreno – review. How the military want to control our brains. The Guardian. 2012.
  33. Moreno J. DARPA on your mind. The Dana Foundation. 2004.
  34. Forward to the Future: Visions of 2045 – Justin Sanchez Yotube.
  35. Greenwald T. Secrets of DARPA’s Innovation Machine. Forbes. 2013.
  36. Allegritti P. Hitler sigue vivo. De los secretos nazis a los experimentos globalistas para implantar un nuevo orden mundial Edit. Planeta. 2015.

 

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La guerre cognitive contre les peuples

La guerre cognitive contre les peuples Traduit par : Jeanne traduction. Il y est encore question du sieur Giordano…

La vidéo qu’elle a traduite avait déjà été en partie traité dans ce post suite à une traduction partielle de Nicocible

https://odysee.com/@JeanneTraduction:a/James-Giordano:7


Transcript de la vidéo :

Je tiens à formuler un petit avant propos concernant cette vidéo.

Lors de sa traduction, il m’a été envoyé un rapport rédigé par François du Cluzel, commandité par l’OTAN, son titre, : « La Guerre Cognitive ». Cela tombait au moment propice, car le sujet de la conférence que je traduisais était exactement le même. J’ai donc décidé de tout publier d’un coup, afin d’avoir une vue d’ensemble et de pointer les similitudes entre le discours de James Giordano dans la vidéo et les propos de François du Cluzel dans le rapport. Tout cela est reformulé dans un brillant article de Ben Norton, publié sur le site Gray Zone, que j’ai également traduit.

Voilà le chapeau de l’article :

Les gouvernements occidentaux de l’alliance militaire de l’OTAN développent des tactiques de « guerre cognitive », utilisant les menaces supposées de la Chine et de la Russie pour justifier la conduite d’une « bataille pour votre cerveau » dans le « domaine humain », pour « faire de chacun une arme ».

Cette conférence et ce rapport viennent confirmer un certain nombre de crainte que bon nombre d’entre nous peuvent avoir. Notamment celle du contrôle mental des individus et à plus large échelle des populations, car il est clairement énoncé dans le rapport qu’il est et qu’il sera de plus en plus possible de générer des changements civilisationnels via la connaissance neurologique des êtres humains. Cela soulève beaucoup de questions, telles que : sur qui expérimentent-ils ces découvertes ? A quelle échelle ? A quelle occasion ? Pour quels objectifs ?

Comme le dit James Giordano à la fin de la conférence : « Vous verrez dans vos carrières professionnelles et vos vies personnelles les sciences du cerveau toujours plus infiltrées et intégrées non seulement dans l’espace de combat, mais du chevet à la salle de réunion et au-delà. Elles feront partie de vos vies réelles dans la manière dont nous nous engageons les uns envers les autres, dont nous nous traitons les uns les autres, dont nous interagissons et peut-être dont nous combattons. Comprendre les sciences du cerveau et leur pouvoir deviendra l’une de vos responsabilités obligatoires non seulement en tant qu’officiers militaires mais en tant que citoyens du 21e siècle globalisé. »

C’est donc en quelque sorte un aveu que ces découvertes et technologies sont déjà utilisés sur nous et qu’elle le seront de plus en plus. Je vous invite donc à porter une attention particulière à ces informations, qui sont à mon avis cruciales. La vidéo est dense, vous pouvez la regarder en vitesse plus lente si vous souhaitez saisir toutes les subtilités. L’article est quant à lui plus accessible et ne rentre pas trop dans les détails, il fait un bon état des lieux et permet d’avoir un résumé rapide du rapport de l’OTAN. Pour les plus téméraires, vous avez le rapport complet de 45 pages en version française, deux versions sont disponibles : une vierge et une autre où j’ai surligné ce qui me semblait être le plus pertinent et le plus préoccupant.

Je vous laisse donc découvrir le monde merveilleux des neurosciences.
Merci à tous de vos nombreux dons et de votre soutien, qui me permettent de continuer ce travail de réinformation chaque jour, bon visionnage à tous.


Bonjour et merci d’être venus à la conférence MWI d’aujourd’hui avec le Dr. James Giordano.

Le Dr. Giordano est professeur au département de neurologie et de biochimie, chef du récent programme d’études éthiques du centre Pellegrino de bioéthique clinique, et codirecteur du programme O’Neil Pellegrino en sciences du cerveau, droit et politique de santé mondiale au centre médical de l’université de Georgetown.
Le Dr . Giordano est également membre attitré du conseil consultatif du secrétaire du département américain de la santé et des services sociaux sur les protections de la recherche humaine en tant que chercheur et chef du projet sur le cerveau humain de l’Union européenne.
Il a été membre attitré du conseil sur les questions juridiques et sociales de neuroéthique de l’agence DARPA sur les projets de recherche avancée de la défense, et membre consultatif principal de la branche d’évaluation multisectorielle de l’état-major interarmées du Pentagone, ça fait beaucoup.
Dans son temps libre, il a été l’auteur de près de 260 publications en neurosciences et neuroéthique, 7 ouvrages et 13 livres blancs du gouvernement sur l’éthique de la neurotechnologie et la biosécurité, et est rédacteur en chef de la revue internationale de philosophique, éthique et sciences humaines en médecine.
Dr. Giordano, merci d’être avec nous aujourd’hui.

Non non, n’applaudissez pas maintenant, attendez la fin parce que la pression sur ma prestation est beaucoup trop sévère si vous faites cela, et je pense que vous n’allez probablement pas applaudir à la fin, mais ce que je vais entendre est le claquement de vos fesses qui se serrent de trouille, c’est bien, c’est que ça sera réussi.

C’est un plaisir d’être ici, c’est un vrai honneur d’être ici, est-ce que le cadet Yoshi est dans le public ? Bonjour. Pas de PDA mais je veux venir dire bonjour, votre mère dit bonjour je suis juste.. tout le monde a une mère et pas la sienne. ?? [01:42]

Donc nous sommes ici pour parler aujourd’hui du fait que le cerveau est et sera le champ de bataille du 21ème siècle à bien des égards, fin de l’histoire. Nous pourrions l’arrêter là et Je pourrais vous laisser retourner dans vos unités respectives et y réfléchir un moment, mais je suis ici pour vous dire, aussi vrai qu’il y a un gros vieux nez tyrolien sur ce visage, que vous rencontrerez une forme de science neurocognitive utilisée comme arme non seulement dans votre carrière militaire mais aussi dans votre vie personnelle et professionnelle. Attendez-vous à ce que ces deux choses coïncident ou non.

Donc l’idée du cerveau en tant que champ de bataille est très importante et plus important encore, cet autre aspect qui se trouve là-haut, qui est le carré des armes de destruction massive. S’il vous plaît, habituez-vous à cela parce que cela va faire partie du concept de guerre ordinaire et d’une innovation militaire continue dans votre carrière, les armes de destruction massive et de perturbation,

La disruption et l’influence seront la clé de la création de pures compétences en engagements asymétriques, laissez-moi vous le répéter : ça sera la clé pour créer une pure compétence en relations et engagements asymétriques.

Si nous parlons de ce qu’est la science du cerveau, permettez-moi de vous donner un bref aperçu de ce domaine qui est maintenant appelé neuroscience. En tant que domaine à part entière, la neuroscience n’existe que depuis 40 ans, je le sais parce que j’ai été neuroscientifique pendant environ 38 de ces 40 années. Quand j’ai postulé pour la première fois dans un programme en neurosciences il n’y avait que 4 programmes de neurosciences dans la zone continentale des États- Unis, 4.

En ce moment, il y a bien plus de 200 programmes universitaires et collégiaux, plusieurs programmes au niveau des collèges, plusieurs programmes au niveau des lycées et plusieurs dizaines de groupes de réflexion indépendants et d’organisations philanthropiques uniquement consacrés aux sciences du cerveau. Rien qu’ici aux États-Unis.

De plus, ce qui devient extrêmement important pour vous de comprendre, c’est que la science du cerveau n’est pas seulement une entreprise ou un effort des États-Unis, ni uniquement un effort des alliés des États-Unis dans le monde entier. De plus en plus, cela devient un événement et une entreprise internationale, multinationale, mondiale et indépendante qui augmente la capacité des scientifiques du cerveau à développer non seulement de nouvelles théories, mais aussi des outils plus sophistiqués.

J’aime beaucoup ce diaporama car par les quelques homme et femmes qu’il présente, c’est un siècle d’histoire de la science du cerveau, avant même qu’elle ne s’appelle neuroscience. Regardons les choses en face, depuis aussi longtemps que les êtres humains regardaient leur reflet dans un bassin et reconnaissaient que cette chose qui les regardait était eux-mêmes, il y a eu un certain intérêt pour ce qui fait mon moi, ce qui me fait penser, ce qui me fait ressentir, ce qui me fait me comporter comme je le fais et vous, vous comporter et penser comme vous le faites. Qu’est-ce que la conscience de moi-même, est-ce que j’ai un libre arbitre et quelle est la nature de cela, et comment pouvons-nous l’affecter de multiples manières, qui vont du non-cinétique jusqu’au cinétique ?

Si nous faisons un saut en siècles vers l’ère des Lumières, nous pouvons voir les grands penseurs d’avant et pendant les Lumières, incluant entre autres des gens comme René Descartes, qui ont réfléchi au sens de « cogito ergo sum », je pense donc je suis. L’inverse de l’affirmation qui dans de nombreux cas était implicite mais devient maintenant de plus en plus explicite, qu’est-ce qui me fait penser ?

Et si je peux comprendre ce qui me fait penser, et vous fait penser, et vous fait ressentir, alors cette compréhension peut en fait colorer sinon influencer directement la façon dont vous et moi interagissons. Mais plus que cela, si en fait je comprends comment votre cerveau fait ce qu’il fait, je peux peut-être accéder à votre cerveau et l’affecter indirectement et indirectement. Et ce que cela nous permet de faire, c’est de créer une possibilité potentielle énorme, une possibilité et une probabilité potentielles de ce que les sciences du cerveau peuvent faire et feront.

Souvenez-vous de ces trois lettres, A, A et A. Gardez-les comme votre mantra sacré pour la durée de ce cours aujourd’hui, et tout au long de votre carrière professionnelle, et de toutes les occasions que vous aurez d’interagir et d’essayer de comprendre le pouvoir que le cerveau et les sciences cognitives peuvent vous offrir.

A, la capacité d’évaluer le cerveau et ses fonctions. A, la capacité d’accéder au cerveau à une variété de niveaux, du subcellulaire jusqu’au social. A, la capacité d’affecter les cerveaux et les individus dans lesquels ces cerveaux sont incarnés et les écosystèmes dans lesquels ces individus s’engagent, rencontrent, du niveau de l’individu au groupe, jusqu’à la communauté et à la population.
Regardez le pouvoir que cette compréhension, ces outils et techniques des sciences du cerveau offrent. C’est là devant vous à l’écran.

Évidemment si en fait cela me donne un aperçu de la façon dont les gens interagissent, y compris la façon dont ils peuvent interagir de manière belliqueuse, agressive, violente et aléatoire, et si cela me confère également certains pouvoirs pour influencer, altérer, changer, atténuer cela, alors je suis clairement en mesure d’utiliser les sciences du cerveau comme nous l’avons essayé à maintes reprises dans le passé pour influencer les postures et les capacités non seulement de nos propres individus qui se sont engagés dans des opérations de renseignement de guerre et de sécurité nationale, mais aussi de ceux qui cherchent à nous menacer. En d’autres termes, nous pouvons utiliser ces choses dans le renseignement, la sécurité nationale et la défense.

Veuillez observer la chronologie. iI y a à peine 10 ans en 2008, le Conseil national de la recherche de l’Académie nationale des sciences a convoqué un groupe pour créer un rapport destiné à savoir si , pourquoi et comment les sciences du cerveau pourraient être viables, valables et utiles dans des opérations de renseignement de sécurité nationale et de défense et en 2008, ils ont fait une rétrospective sur 5 ans et sont arrivés à la conclusion que, bien que ces choses puissent être valides, leur viabilité relative à ce moment-là ne les rendaient pas aptes à jouer sur le devant de la scène.

Notre groupe travaillant avec d’autres acteurs internationaux comme le comité Nuffield au Royaume-Uni est allé de l’avant à partir de 2008 et a approfondi un peu la question des limites internationales des capacités et des limitations des sciences du cerveau et est parvenue à un ensemble de conclusions très différentes : non seulement les sciences du cerveau étaient de plus en plus considérées comme intéressées et utilisées pour leurs possibilités en renseignement de sécurité nationale et de défense, mais elles continueraient de l’être puisque de plus en plus de pays ont développé au niveau international leurs capacités et programmes spécialisés pour être en mesure d’examiner le cerveau et d’affecter le cerveau.

A tel point qu’en 2014, exactement le même comité s’est réuni à nouveau et a reconnu à ce moment-là que la science du cerveau était en effet prête et opérationnelle pour jouer un grand rôle dans le renseignement de guerre et le programme de sécurité nationale. En d’autres termes, elle est valable et déjà à l’état opérationnel. Le cerveau est le champ de bataille actuel et futur, ou au moins un espace qui peut être exploité de cette manière pour pouvoir créer un effet formidable avec assez peu d’investissement d’engagement.

Autrement dit, ce que cela nous permet de faire est d’évaluer le cerveau, d’accéder au cerveau et d’affecter le cerveau. Je vais me répéter sans honte tout au long de cette conférence pour insister sur ce point en ce qui concerne ces capacités, car chacune d’entre elles a une importance capitale et un potentiel de levier opérationnel.

Ceci dit, quelles sont ces techniques et technologies qui ont permis ce potentiel, et si vous voulez, leur pouvoir politique, militaire et social ? Hé bien je les ai ici devant vous. En général nous pourrions les analyser en deux domaines distincts. Tout d’abord, les neurotechnologies d’évaluation qui, comme leur nom l’indique, sont basées sur divers outils que nous pouvons utiliser pour évaluer les structures et les fonctions du cerveau qui peuvent être impliquées dans les processus de cognition, d’émotion et de comportement.

Les humains sont des utilisateurs d’outils, mais il est rare que nous retournions un rocher, que nous regardions au coin de la rue ou que nous regardions sous le lit juste pour savoir ce qu’il y a là-dessous. Nous utilisons au minimum les connaissances que nous avons acquises en retournant la pierre et en regardant sous le lit ou au coin de la rue, et très souvent ces choses que nous trouvons sous la pierre sous le lit ou au coin de la rue deviennent des outils que nous pouvons utiliser dans une variété d’autres situations.

La science du cerveau comme toute autre science et technologie n’est pas différente. Plus tôt dans la journée au déjeuner j’ai eu une conversation sur la viabilité de différents types de recherches. La science pour science, la science juste pour savoir parce que c’est là que se situent vos intérêts. Ho regardez, je suis dans la recherche universitaire depuis plus de quatre décennies et je peux vous dire que ce genre de recherche est merveilleux. Mais quand cette recherche est faite à dessein, quand elle est financée et quand ce but se rapporte à ces choses qui sont proches et chères à la santé, à la survie, à l’épanouissement et à la protection des amis et des parents, alors cette recherche est une recherche opérationnelle qui a pour objectif final d’être utilisée.

C’est de cela qu’il s’agit, ça n’est pas seulement d’essayer de comprendre ce qui fait fonctionner le cerveau et la façon dont il est construit, c’est pouvons-nous y entrer pour affecter le tic-tac, et en affectant la façon dont ce cerveau est construit et comment il fonctionne, d’influencer de manière cinétique et non cinétique les attitudes, les croyances, les pensées, les émotions, les activités, les vulnérabilités et prédispositions relatives des individus dont nous sommes responsables en tant que nos propres forces, peut-être pour les rendre mieux protégées contre les blessures, protégées et renforcées sur le plan opérationnel, et ceux qui peuvent nous menacer.

Pour faire cela nous devons intervenir, donc l’autre dimension de ces neurotechnologies est nos neurotechnologies interventionnelles. Maintenant je ne vais pas explorer ce que chacune de ces choses fait parce que vous ne voulez pas être un neuroscientifique et je ne vais certainement pas faire de vous un neuroscientifique en une heure. Mais je pense que cela devient important d’avoir un peu plus de clarté et plus de granularité sur ce dont nous parlons vraiment lorsque nous évoquons ces évaluations relatives et ces technologies d’intervention.

Dans le premier cas, celui qui suscite probablement le plus de confrontations et de contestations, ce sont les différentes formes de neuro-imagerie, la capacité d’imager le cerveau vivant pour pouvoir voir quelles zones cérébrales sont différemment actives lorsque nous nous engageons dans différentes pensées, sentiments, émotions et tâches, puis corréler l’interaction de ces nœuds et réseaux avec des modèles concrets qui se produisent non seulement chez les individus mais dans les groupes d’individus.

En d’autres termes, si je peux voir comment le cerveau de ce monsieur a fonctionné, qu’il soit éveillé ou qu’il s’endorme, l’idée est que je peux alors tout comprendre – je plaisante – je peux mieux comprendre… relax… Je peux seulement mieux comprendre non seulement ce qui le rend heureux, agité, impliqué ou fatigué, mais je peux alors en quelque sorte modifier mon discours pour qu’il se sente plus heureux, plus engagé et moins fatigué. En faisant ainsi je peux prendre les informations que j’ai sur le fonctionnement d’un cerveau et je peux en faire bon usage, un usage pratique.

Pensez à cela, si je sais ce qui vous fait vibrer en tant qu’individu et que je suis ensuite capable de générer des modèles de relations, de similarités ou de différences entre vous et d’autres individus, je pourrai alors générer des informations qui me permettront d’interagir avec vous d’une manière plus significative pour notre niveau d’interaction. En d’autres termes, plus j’en sais sur ce qui vous fait vibrer, plus mes interactions peuvent être orientées avec vous pour vous faire vibrer comme je veux, de la manière que je veux.

A l’évidence, il faut de l’énergie pour placer les gens dans un gros aimant et scanner leur cerveau, il y a tout un tas de choses qui sont des limitations à l’imagerie cérébrale, nous le reconnaissons. Cela fait partie de la mission, nous cherchons à délimiter ces contraintes particulières, à travers l’utilisation de co-enregistrement sous différentes formes de neuroimagerie nous l’améliorons.

Certaines de ces formes de neuro-imagerie peuvent être rendues opérationnelles sur le terrain, certaines d’entre elles ne le sont pas. Nous cherchons à rendre ces choses plus opérationnelles, non seulement pour la médecine militaire pour évaluer les personnes qui peuvent avoir subi une lésion cérébrale et/ou les effets d’une lésion cérébrale, y compris des choses comme le SSPT et d’autres formes de troubles neuropsychiatriques, mais aussi de mieux comprendre comment notre individu est capable de penser à certaines situations, comment son cerveau fonctionne, et de pouvoir classer ces individus et peut-être spécifier la façon dont nous les entraînons, pour savoir qui supporte cet entraînement, nous maximisons alors leurs performances.

Nous pouvons également utiliser d’autres méthodes, des biomarqueurs et informations génétiques, et ces informations sont essentielles. L’une des choses que vous devez apprendre est qu’en tant que personnel militaire, vos informations démographiques, biologiques, sociales et psychologiques existent dans votre veste et sont en fait récupérables en temps réel. Cette information devient de plus en plus importante à mesure que nous essayons de comprendre votre unité et la nature de la classification de cette information.

La sécurité de cette information n’existe pas seulement du côté médical en ce qui concerne vos dossiers HIPAA (d’assurance maladie), mais deviennent de plus en plus une préoccupation pour la sécurité nationale lorsque ces grandes bases de données à large échelle sur la structure et le fonctionnement du cerveau, la physiologie, des données démographiques biopsychosociales deviennent de plus en plus disponibles et de plus en plus pertinentes pour savoir ce qui vous fait vibrer, ce qui vous rend fort, ce qui vous rend vulnérable.

Et le fait que d’autres pays, dont la Chine et la Russie, s’engagent dans des initiatives de neuro Big Data à grande échelle pour pouvoir créer de grandes bases de données, qui peuvent réunir non seulement l’imagerie et la physiologie mais aussi d’autres formes de données phénotypiques et génétiques de l’ensemble des populations, donne un grand pouvoir car il y a un grand potentiel dans cette information, pour savoir où se trouvent les points clés de force et de vulnérabilité, et aussi pour intervenir, pour injecter des informations, pour pouvoir d’une manière ou d’une autre affecter ce qui semble être votre dossier médical, votre dossier personnel, la preuve que c’est vous.

Et nous pouvons franchir cette étape pour aller encore plus loin, plus j’en sais sur vous et plus j’en sais sur la façon dont votre cerveau fonctionne en tant qu’individus, groupes, communautés, et même populations, plus je peux utiliser des moyens non cinétiques tels que les moyens informationnels de récits, d’iconographies, de sémiotique, pour influencer vos émotions et vos comportements.

Nous pouvons le faire de manière subliminale à travers des images informatiques, nous pouvons le faire de manière plus liminale à travers les types d’engagements et interactions que nous pratiquons, les opérations psychologiques et les opérations informationnelles. Nous pouvons mieux former nos équipes de Terrain Humain pour pouvoir interagir avec des individus et une variété de cultures, de milieux et d’écosystèmes pour améliorer leurs performances afin d’être moins distanciés et plus efficaces.

Nous pouvons aussi aller plus loin que cela , nous pouvons également utiliser ces technologies interventionnelles de manière à affecter directement le cerveau. Probablement ce dont vous avez entendu parler le plus récemment et le plus contemporain dans la littérature est la possibilité d’utiliser une forme d’énergie dirigée pour affecter la physiologie de manière périphérique et également pour affecter la physiologie et la santé du cerveau.

Par exemple le personnel de l’ambassade américaine à La Havane et peut-être en Chine. Je ne peux évidemment pas vous en dire plus, bien que je sois l’un des chercheurs de ce projet particulier, mais cela semble indiquer et confirmer qu’il s’agissait au moins d’une forme d’énergie dirigée, qu’elle soit totalement intentionnelle ou non reste à déterminer définitivement. Cependant le schéma des atteintes et dommages infligés aux individus, et la nature des personnes affectées suggère fortement qu’il s’agissait d’un acte intentionnel et dirigé, et que cela représente le bêta test d’un possible prototype d’arme neuronale à énergie dirigée. Et il y a un certain nombre de pays qui ont développé des initiatives et un programme pour développer exactement ce genre de choses y compris les États-Unis. Mais il y a aussi toute une série d’autres choses qui peuvent venir interférer dans votre cerveau.

Plus nous comprenons la spécificité du cerveau à un niveau très granulaire, plus nous sommes capables de dériver et de développer des types spécifiques de médicaments qui non seulement peuvent améliorer et optimiser les performances de nos gens, mais peuvent également être utilisés pour atténuer la combativité et dans certains cas causer de profonds changements morbides chez eux, en d’autres termes contre des tiers hostiles.

Les drogues peuvent être extrêmement spécifiques et comme je vais vous le montrer dans un instant peuvent être très très utilisé pour individualiser l’armement en termes de pathologie de précision ou d’effet de précision. Nous pouvons aller plus loin, clairement une des choses que nous pouvons aussi faire est la neuromodulation transcrânienne. L’idée est de passer par le crâne pour moduler l’activité du réseau nodal du cerveau afin d’optimiser les performances d’individus clés dans certaines tâches et performances relatives à leur mission, et nous pouvons également le faire contre des personnes hostiles ou peut-être belliqueuses.

Nous pouvons aller plus loin pour implanter certaines interfaces cerveau-machine, ce sont de nombreux programmes DARPA dont vous pouvez entendre parler maintenant, probablement celui qui est le plus célèbre dans un très bon sens est appelé le programme N3, le programme de neuromodulation non chirurgicale non invasif, géré par leur chef de projet le Dr. Al Emondy. Il est question ici de placer un réseau de minuscules électrodes à l’intérieur d’un cerveau, en n’effectuant qu’une intervention minimale, afin de pouvoir lire et écrire en temps réel dans le fonctionnement du cerveau, à distance. Les États-Unis ne sont pas seuls dans ce domaine.

Et puis bien sûr vous avez aussi des choses un peu plus traditionnelles. Si nous parlons de choses qui peuvent être opérables dans l’espace biochimique, il s’agit habituellement de médicaments, micro-organismes, toxines, et de plus nous envisageons certains dispositifs. Lors de la dernière convention sur les toxines biologiques et les armes, le RevCon. le groupe australien a soulevé la question de la nécessité d’accorder une attention particulière aux dispositifs neurotechnologiques susceptibles d’être utilisés comme armes.

Notre groupe a également fait valoir que les considérations actuelles et les genres existants de conventions sur les toxines biologiques et les armes ne sont pas suffisamment détaillées pour être en mesure d’apprécier ou de suivre le rythme des progrès de cette forme de science qui peut être militarisée et qui pose un risque et une menace sur le champ de bataille.

Donc comment pouvons-nous alors utiliser ces éléments comme armes pour lutter contre les autres ? La définition formelle d’une arme selon l’Oxford Old English Dictionary signifie lutter contre les autres, et nous pouvons le faire de plusieurs manières. Nous pouvons influencer leurs comportements et leurs pensées de manière à les rendre plus dociles à ce que nous faisons, l’idée d’une altération armée positive, ou nous pouvons en fait atténuer et dans certains cas, annuler complètement leur potentiel, leur volonté ou leur détermination à se battre.

Si nous combinons ces deux définitions en une seule, nous trouvons les agents qui vont soit changer les pensées, les vulnérabilités, l’instabilité des individus en violence et en agressivité, soit provoquer une morbidité, un dysfonctionnement et/ou une mortalité de manière à affaiblir complètement leur mobilisation.

Vous êtes toujours avec moi ? Ceci dit nous pouvons séparer n’importe quelle forme d’altération armée en deux catégories distinctes, armes douces et armes dures. Dans l’ancien classement, les armes douces incluent sans s’y limiter des éléments tels que l’effet de levier économique pour créer des valeurs économiques de marché, une présence sur le marché et aux tables de négociation internationales pour développer une puissance et un impact international en tant qu’arme douce.

Il est clair que plus nous sommes en mesure d’avoir un impact dans un domaine, dans une dimension, grâce à l’infiltration de la technologie de la recherche médicale dans une variété de domaines de l’espace public, plus nous sommes en mesure de produire un effet de levier économique fort.

Je pense qu’une considération importante que je répéterai plus tard dans cette conférence particulière est qu’il y a des pays en dehors des États-Unis et/ou de l’Occident qui ont l’intention d’augmenter leurs capacités dans les sciences du cerveau afin d’être en mesure d’obtenir ce type de pouvoir économique et de marchés internationaux dans les domaines de la médecine, de la science, de la technologie et de l’armement. Parmi eux notamment la Chine, nous en reparlerons dans un instant.

Nous pouvons également utiliser des armes et une approche plus douce, comme je l’ai mentionné plus tôt. Plus j’en sais sur ce qui vous motive, plus je pourrais peut-être faire des choses comme potentialiser l’approche que j’adopte ensuite envers vous dans mes interactions et engagements avec vous.

Ici, nous pouvons utiliser les sciences du cerveau pour des opérations psychologiques, notamment l’un des programmes DARPA dirigés par le chef de projet Dr. Bill Casebeer, qui est ensuite devenu chef de projet chez Lockheed Martin et a géré leur programmes d’interface cerveau-machine. Bill Casebeer dont le programme a été nommé « Réseaux narratifs », et l’un des composants du projet s’appelait «Narration neuronale ».

Si nous comprenons comment les cerveaux, les individus, les groupes et les populations réagissent à certaines formes d’imagerie, de mèmes, d’iconographies, nous serons davantage en mesure d’adapter ces éléments dans le cadre de nos opérations de propagande psychologique. Je pense donc qu’il faut être capable de mobiliser ces personnes de manière plus positive ou plus influente pour pouvoir orienter leurs comportements, leurs prédispositions et peut-être leurs implications à nos côtés à différents niveaux, de l’individu jusqu’à la politique.

Mais alors bien sûr, nous passons à des formes plus dures d’armes, telles que les balles et les bombes, et ici encore une fois, permettez-moi de répéter ce dont nous parlions du côté neural, les drogues, micro-organismes, toxines et dispositifs. Mais bien sûr, si nous répandons l’idée d’altération armée douce dans une militarisation dure, nous voyons également l’utilisation des données biologiques comme une arme viable, manipulant les données biologiques afin que je puisse ensuite mettre dans vos dossiers médicaux particuliers des informations subtiles qui peuvent changer la décision de savoir si vous êtes malade ou non, changer la façon dont vous êtes traité, influencer les dispositions qui vous sont imposées en termes d’assurance, de soins, d’aptitude au service militaire.

En modifiant ces informations, en changeant ces données, en dérobant ces données j’ai essentiellement changé votre état et je peux le faire de manière très subtile et insidieuse. De plus, je peux le faire à différents niveaux qui peuvent affecter des personnes clés, de sorte qu’en fait votre dossier médical change et vous rende ainsi invalide ou au moins inapte à une certaine forme de service.

Ou je peux le faire à plus grande échelle, de groupes, populations, et si je modifie ces données, je change la façon dont vous êtes considéré et traité, et je peux le faire de l’une des deux manières suivantes. Je peux le faire de sorte que vous soyez considéré négativement, ou je peux faire en sorte que je vous traite de manière incorrecte. Disons par exemple que vous avez une allergie ou des sensibilités particulières, ou que vous souffrez d’un trouble particulier, vous serez traité pour cela et cela pourrait alors nuire à votre santé et à votre stabilité, à la fois dans une optique de guerre à court terme ou à long terme.

Mais si nous examinons cela un peu plus en détail, vous pouvez voir qu’une fois de plus cela revient à l’idée de ce que nous pouvons faire pour les nôtres et ce qui peut être fait aux autres. Clairement, une dimension, un domaine d’aptitude et de valeur opérationnelle est d’améliorer les capacités de l’opérateur de combat et de renseignement à travers une gamme d’aptitudes à la fois dans des forces à usage général et plus spécifiques, et c’est la notion d’activation neurale.

Vous en entendrez parler de différentes manières, optimisation de la performance, amélioration, activation, maximisation. Ces termes signifient quelque chose, il y a quelques années notre groupe a été chargé avec l’armée de l’air de développer un lexique, une nomenclature, qui serait capable de les définir de manière plus précise et je ne vais pas vous ennuyer avec cela maintenant, mais l’idée d’activation en donne je pense un sens particulier qui est pertinent.

Vous permettez à des individus d’accomplir certains aspects de l’exécution d’une tâche qui est pertinente et justifiée pour leur mission opérationnelle et qui est en fait effectuée dans le cadre de la protection de leurs fonctions. En d’autres termes, nous disons que nous allons vous rendre apte à servir et nous avons décidé que c’est pour une bonne raison.

La raison pour laquelle cela peut devenir problématique bien sûr, est quelle définition du bien utilisons-nous ? Mais quel que soit le « NOUS » auquel nous nous référons, ce sens peut être assez différent de celui relatif à « ILS », et en conséquence nous devons garder une gamme beaucoup plus large d’opportunités et de possibilités ouvertes pour être conscients des avantages potentiels, des dommages et des risques que ce type d’engagement peut causer.

Quels genres de choses pouvons-nous faire pour rendre nos gens meilleurs ? Hé bien, nous pouvons certainement utiliser une variété de logiques psychopharmacologiques et pharmacologiques avancées, en d’autres termes des médicaments, et je vous renvoie à un livre merveilleux écrit par un de mes collègues, le professeur Jonathan Moreno intitulé Mind Wars. La première édition est sortie en 2006, la deuxième édition est sortie en 2012, et le professeur Moreno fait un très bon travail en expliquant l’histoire et l’historicité de la manière dont les sciences du cerveau et cognitives ont été utilisées dans des opérations de renseignement de sécurité nationale et de défense à la fois par les États-Unis et plus globalement.

Et ce que nous voyons, c’est que ce n’est certainement pas nouveau, nous pouvons regarder dans l’antiquité et voir qu’il y a eu des tentatives pour essayer de maximiser l’aptitude, la performance, l’endurance durabilité et la résistance de ces individus qui sont des combattants de guerre opérationnels, littéralement depuis la Rome et la Grèce antique jusqu’au 20e et maintenant au 21e siècle. Ce sont les outils et les techniques basés sur la compréhension et la compétence que nous avons qui augmentent la granularité et la spécificité de l’effet, ainsi que la sophistication et la portée du résultat..

Plus nous en savons sur le cerveau, plus vous pouvez développer des agents de plus en plus sélectifs pour affecter les structures et les fonctions du cerveau et de la cognition, les émotions et les actions, et plus nous pouvons le faire d’une manière qui ressemble plus à un tir de précision qu’à des chevrotines. Mais ici les drogues peuvent être quelque peu sales, ce que je veux dire par là c’est qu’elles peuvent avoir une multitude d’effets indésirables, certains d’entre eux sont des effets secondaires, d’autres des effets directs, et très souvent nous verrons qu’à moins d’être capables de délivrer les médicaments directement à un site particulier dans le cerveau ou ailleurs dans le système nerveux, ils peuvent avoir une variété d’effets dans tout le corps ce qui peut nous conduire à des résultats indésirables.

Mais nous n’avons pas besoin de nous limiter aux médicaments, non non. Nous pouvons aussi utiliser une variété d’interfaces informatiques cerveau-machine qui sont à la fois en boucle fermée et en boucle ouverte, et celles-ci incluent des choses comme la stimulation magnétique et électrique trans-crânienne stimulant le nerf vague par voie transdermique, ou si vous vouliez obtenir des interfaces cerveau-machine un peu plus invasives mais certainement plus spécifiques grâce aux implants cérébraux profonds et superficiels.

Et je vous dirai que l’un des principaux projets dans le développement d’implants cérébraux de pointe est un projet financé par la DARPA visant le côté médical pour le traitement des troubles du spectre neurologique et neuropsychiatrique, et ce programme est appelé « Subnets », des technologies neuronales basées sur des systèmes de sous-réseaux pour des thérapies émergentes.

Mais vous devez également comprendre que ce programme DARPA, comme tout programme orienté vers l’implication des fonctions cérébrales pour ensuite modifier ces fonctions de certaines manières, directives, peut être exploité pour des finalités à double usage. A des fins médicales qui sont ensuite profondément destinées à la médecine, et utilisé pour d’autres programmes, y compris permettre l’amélioration des combattants. De plus, nous comprenons qu’il existe un certain nombre de pays en dehors des États-Unis, dont certains sont alliés, d’autres qui sont en compétition si ce n’est combatifs, qui sont engagés dans ce type de programmes d’études de capacité de modulation trans-crânienne et intracrânienne profonde de la fonction cérébrale, pour améliorer les performances fonctionnelles des opérateurs militaires et du renseignement à travers une gamme de missions concrètes.

Nous ne sommes pas seuls dans ce domaine, et je pense que c’est quelque chose dont il faut tenir compte, mais ce n’est pas seulement une question de ce que nous pouvons faire pour nous-mêmes. Parce que très souvent en soulevant ces questions nous tendons à comme je le dis pécher par excès de probité morale et nous reconnaissons qu’il y a des limites particulières, des frontières, des seuils qui ne doivent pas et peut-être ne peuvent pas être franchis en termes de ce que nous pouvons faire.

Et si nous avons l’intention de les franchir nous ne le faisons que sur consentement, et qu’il est fortement dépendant de la nécessité d’une continuité de la recherche et des soins cliniques, pour comprendre ce qui arrive à l’individu une fois qu’il a été activé et amélioré, et ce qui peut arriver lorsqu’il n’est plus activé. En d’autres termes plus familièrement, lorsque Superman redevient Clark Kent, ce qui arrive à Clark devient comme le fardeau de nos responsabilités.

Cependant ces éthiques ne sont pas homogènes sur la scène mondiale et l’idée de repousser les limites de ce qui peut être fait au combattant, à l’opérateur de renseignement et peut-être plus largement à ces individus qui peuvent s’opposer à des régimes particuliers ou peut-être à des combattants militaires contre votre propre régime, est très souvent encadré et dans certains cas restreint par les philosophies, les cultures et l’éthique de ces individus, qui peuvent être en compétition sinon combatifs envers nous. Dit autrement, cela peut également être utilisé comme arme contre d’autres.

C’est là que nous arrivons à l’idée de nouvelles armes neurales. Encore une fois ce n’est pas nécessairement nouveau, mais l’élan de cette dimension du domaine s’est accéléré en conséquence d’une meilleure compréhension du cerveau, une capacité accrue à développer des outils et des techniques pour accéder et affecter le cerveau.

Donc que voyons-nous ici ? Hé bien regardez, nous voyons les produits neuropharmaceutiques et les toxines organiques à faible rayon d’action. Ce qui est nouveau à ce sujet, c’est la nature délimitée de cela, de plus en plus nous ne voyons pas ces choses comme des armes de destruction massive contre les aspects de croissance de la population, bien que certainement de nombreuses armes neuronales telles que le gaz sarin, le VX et d’autres formes d’agents neurotoxiques peuvent être utilisées contre de grands groupes de personnes, mais c’est désordonné.

Plus spécifiquement peut-être, nous pourrions cibler des individus à un niveau qui permet soit une imputation directe de l’action, soit une opération secrète sans imputation. Laissez-moi vous donner un exemple de ce que je veux dire. Ce monsieur est le leader d’un groupe quelconque, politique, social, un groupe de combattants, et pendant une trève, lui et moi avons annoncé la tenue d’une réunion. Et pendant cette réunion, j’enduis le bord de son verre, son stylo, son siège ou quelque chose dans son environnement de drogues ou de toxines à très faible dose qui vont affecter sa stabilité. Elles peuvent affecter le fonctionnement de son cerveau et par conséquent, elles peuvent affecter ses schémas de pensée, son émotivité relative et les comportements qui vont de pair avec cela.

Deux choses peuvent se produire, il peut être complètement handicapé à cause de cela, ou il peut changer son niveau d’aptitude et d’implication et se rendre à la réunion en pensant je déteste ce gars, ce gars est mon ennemi, il sort du lot, j’aime ce gars, ce gars-là est super. Maintenant que peut-il se passer ? Si en fait c’est un monsieur qui a un pouvoir financier, charismatique, électif ou dictatorial, il se peut que ses partisans le suivront alors aveuglément. Il est arrivé à la réunion en tant que leader de ces partisans qui étaient belliqueux, instables, violents et agressifs, il sort de la réunion, il leur dit de changer leurs comportements et ils le font.

Ou je pourrais rompre la confiance, maintenant il quitte cette réunion en épousant une philosophie et une posture très différentes et ses partisans n’adhèrent plus à ses préceptes, ses principes ou son autorité et j’ai brisé le mélange de confiance, d’implication, d’aptitude qu’il avait suscité, laissant cette population perturbée et vulnérable à une intervention, à un coup d’État, à une Junte, à un certain type de reprise en main extérieure de l’autorité.

Vous voyez comment cela peut fonctionner. De plus je peux utiliser cela de manière très tactique, certains de ces agents me permettent d’assembler les composants sur place et de ne pas avoir à le stocker, ce qui me permet de faire entrer et sortir ces composants d’un pays relativement furtivement, de cibler un individu spécifique, de changer ou éliminer cet individu avec très peu de traces et d’indices et de pouvoir partir avant toute suspicion. Pensez au Novitchok. Ou je pourrais en fabriquer de très petites quantités qui permettraient alors une intervention spécifique, typiquement dans un lieu qui n’autoriserait pas une telle intervention. Pensez à l’utilisation d’un dérivé de VX dans un aéroport.

Mais je pourrais faire plus que ça, je pourrais aussi provoquer des effets d’entraînement beaucoup plus larges, et l’une des façons de le faire, c’est avec ce qu’on appelle des agents neuro-microbiologiques à haute morbidité, c’est une façon très élégante de dire neuro-bugs, mais des neuro-bugs à haute morbidité. Je ne veux peut-être pas tuer beaucoup de gens en fait, il est possible que j’adopte ce que l’on appelle parfois le mantra du marin Malan.

Pour ceux d’entre vous qui sont des amateurs ou des étudiants en histoire militaire, vous vous souvenez peut-être que Sailor Malan, le commandant d’escadre Sailor Malan, était un Sud-Africain qui a volé pour la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale, et qui s’est fait connaître pendant la bataille d’Angleterre pour avoir abattu des avions allemands et les avoir laissés rentrer chez eux estropiés, en particulier des bombardiers.

Et on lui demandait pourquoi n’avez-vous pas abattu cet avion, et son conseil était simple : mieux vaut laisser rentrer cet avion chez lui avec l’équipage blessé ou crachant leurs poumons, avec un membre d’équipage mort dont ils devaient tenir compte et donc perturber leur aptitude opérationnelle en vol plutôt que l’abattre, parce que l’effet psychologique sera contagieux et dévastateur. C’est parfois appelé l’effet Malan.

Que puis-je faire ? Je peux utiliser un micro-organisme particulier que je peux maintenant modifier grâce à l’utilisation d’une technique d’édition de gènes qui est largement disponible et assez facile à utiliser. Je peux prendre un bug qui était auparavant relativement bénin et non pathogène et rendre ce bug virulent, pathogène, dangereux. Et alors que puis-je faire ? je pourrais introduire ce bug dans des sites clés, à Des Moines, Seattle, Tampa, Newark, Houston. J’ai quelques personnes qui tombent malades, je le fais dans un avion, dans un aéroport, un événement sportif. Je le fais durant le Black Friday.

Et ensuite ce que je ferais c’est m’en attribuer le mérite, mais je veux m’assurer qu’au moins une partie de la constellation des symptômes n’est pas seulement neurologique, mais profondément psychologique : agitation, débilitation, transpiration, problèmes d’estomac, insomnie, problèmes cardiaques, des choses qui sont très neurologiques dans leur effets, du cerveau au corps et du corps au cerveau dans un effet de cascade de bas en haut.

Alors ce que je ferais c’est que je me mettrais sur Internet et j’y publierais « Je l’ai fait, oh oui, avec ce dangereux groupe G dont vous devriez tous avoir peur, et en fait c’est beaucoup plus répandu que je ne le laisse entendre. Ce ne sont que les premiers cas, j’ai laissé ces micro-organismes parcourir tout le pays et vos signes avant-coureurs sont agitation, anxiété, inquiétude, insomnie, problèmes d’estomac, problèmes cardiaques ! »

Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai bien soufflé sur les braises des inquiets. Au premier coup je fais courir tous les hypocondriaques chez leur médecin, mais c’est au deuxième et troisième coup que je fais en sorte que les personnes commencent à s’inquiéter d’avoir été exposées à cela, que les enfants aient été exposés, que leurs proches et leur famille aient pu être exposés à cela.

Bien sûr les médecins, le ministère et les services de santé publique disent « Ho non, ce n’est pas ce qui se passe » mais je reviens sur Internet et je dis «Ho n’écoutez pas ça, c’est erroné, c’est faux, votre gouvernement sait ce qui se passe ils ne peuvent rien y faire. Et ils ne peuvent pas vous soigner, ils vont finir par vous confiner ! »

Combien de personnes aurais-je besoin d’affecter ? Nous l’avons modélisé, entre 12 et 240. Quel en serait l’effet ? Accrochez-vous, en 41 à 45 jours, nous ferions s’écraser le système de santé publique des États-Unis, planté. En faisant ainsi je rends l’infrastructure des États-Unis vulnérable, ici ou ailleurs. Vous voyez la réaction en chaîne ? Vous voyez l’effet perturbateur ? Je peux perturber un individu du niveau de ses cellules jusqu’à son système, et perturber les individus à divers niveaux, des individus jusqu’au tissu social. Et ce tissu social peut aller encore plus loin, il peut être géopolitique.

Et demandez-vous juste un instant si vous pouvez, pourquoi serait-il utile en quoi que ce soit d’affecter, perturber et neutraliser des individus membres du personnel de l’ambassade à La Havane ? Quand est-ce arrivé, que se passait-il, quel serait l’avantage de briser une confiance économique, politique et sociale croissante dans cette partie du monde ? Qui en bénéficierait ? Quels seraient les effets à long terme, par exemple d’au moins signaler que le personnel de l’ambassade des États-Unis et le personnel des services diplomatiques sont vulnérables à ces types de menaces ? Pouvez-vous associer la menace à un type de stimulus conditionnel, pour susciter une réaction chez les inquiets ? Je ne propose que des suggestions possibles pour vos spéculations et vos réflexions si vous voulez.

Nous pouvons même aller plus loin, l’un des développements les plus récents est que la matière nanoparticulaire peut être stabilisée pour la distribution. Si vous ne savez pas ce que sont les nanoparticules, c’est cette matière qui existe à une échelle de 1×10-9 M. Très très petit, plus petit qu’une cellule. Et nous pouvons fabriquer des matériaux ayant des propriétés spécifiques qui peuvent être contrôlées grâce à la bio-ingénierie dans leur chimie physique, pour s’auto-agréger, pour pouvoir s’agréger dans des zones particulières en fonction de leur biologie et de votre sensibilité chimique.

Mais maintenant nous allons encore plus loin, il y a quelques semaines à peine, il a été annoncé que vous pouvez aérosoliser des nanomatériaux, et franchir une étape de plus. Je peux créer de petites unités robotiques, des unités robotiques contrôlables à l’échelle nano et les deux peuvent être aérosolisées pour créer un nano essaim de matériaux biopénétrables que vous ne pouvez pas voir, qui peuvent pénétrer dans tous les filtres biochimiques les plus robustes, capables de s’intégrer eux-mêmes à travers une variété de membranes, muqueuses, bouche, nez, oreilles, yeux, où ils peuvent alors entrer dans le système vasculaire pour créer des agrégats qui peuvent affecter le système vasculaire du cerveau ou peuvent se diffuser directement dans l’espace cérébral, et ceux-ci peuvent être transformés en arme. Et ils peuvent être réalisés à une échelle telle que leur présence est presque impossible à détecter et ainsi leur origine devient extrêmement difficile à démontrer.

De quelle quantité de ce matériau aurais-je besoin ? Regardez, c’est la pointe de mon stylo. Cette quantité de nanomatériaux si elle était capable de se maintenir disponible sous forme d’aérosol pourrait en fait vous affecter tous, ou en fonction de l’endroit d’où je viens à New York, tout le monde. Regardez ça, regardez ça, je transporte ces matériaux, les voyez-vous ? Dois-je trimbaler une arme géante dans la salle ? Pas la peine. Et si en fait j’utilisais une sorte d’appareil aérien sans pilote ou un vecteur de livraison terrestre sans pilote, comme un drone ou un insecte, je pourrais faire quelque chose avec ça, mais continuons.

Pourrais-je aussi utiliser toute une série d’appareils pour pouvoir toucher des personnes proches, par exemple pendant des entretiens, pendant des activités sociales, pendant des activité d’une équipe d’hommes de terrain, ou à distance dans une pièce, dans un théâtre, dans un avion et un bus, dans un magasin, dans un centre commercial ? la réponse est de plus en plus oui. Et cela représente pour nous à la fois un défi et une opportunité.

Le défi est que ce que nous constatons de plus en plus, c’est qu’il est relativement facile d’obtenir les neurosciences et la technologie, bon nombre des choses dont je viens de vous parler sont viables et peuvent être obtenues directement par le consommateur ou directement par le scientifique. Nous savons également que de nombreux produits disponibles directement par le consommateur peuvent être facilement modifiés pour créer des choses qui ont un potentiel d’armement beaucoup plus élevé.

Mais plus que cela, nous reconnaissons également qu’il y a des efforts dédiés de la part des États, nations et même de groupes d’acteurs non étatiques et de nations de plus en plus virtuelles qui utilisent des monnaies virtuelles pour financer des efforts de recherche dans ces domaines.

J’aimerais penser que je suis un type malin qui parle à un groupe d’individus très intelligents, mais regardons les choses en face, nous ne sommes pas les seules personnes intelligentes dans le monde. Et si nous pensons de cette façon, il y a beaucoup d’autres personnes qui pensent aussi de la même manière, certaines d’entre elles sont nos alliés, d’autres peuvent être nos concurrents et d’autres sont des combattants ou des gens hostiles, et c’est cela en fait la réalité.

De plus, nous reconnaissons que le but, en particulier parmi les actions des États-Unis et de leurs alliés, est de lutter pour le droit et l’honneur, mais aussi de préserver notre propre honneur. Prendre une haute posture morale si vous voulez. Et en effet cela a été le cas dans la majorité des engagements des États-Unis tout au long de notre histoire. Cependant, l’une des choses qui peut se glisser ici, c’est qu’il y a une sorte d’abrogation, d’interdiction, de prescription contre la poursuite de ce type de recherche dans sa possible traduction dans le secteur civil.

Vous avez entendu tout à l’heure, dans la très belle introduction que le capitaine Bender m’a faite, que j’ai eu l’occasion de travailler avec le projet de l’Union européenne sur le cerveau humain, spécifiquement en tant que chef de projet pour la science du cerveau à double usage. Et l’une des considérations qui en est ressortie était qu’absolument aucun de ces projets sur le cerveau humain, à nouveau un effort multinational, ne peut et ne doit être intégré dans le programme de renseignement de guerre et de sécurité nationale. C’est assez réaliste, l’idée est que ces choses ne devraient être utilisées qu’à des fins pacifiques, mais cela crée aussi un défi, et ce défi est simple.

Si en fait je choisis de ne pas m’entraîner d’une certaine manière, de ne pas m’entraîner trois jours par semaine, si en fait les personnes qui pourraient choisir d’entrer en conflit avec moi s’entraînent d’une manière que je n’adopte pas et s’entraînent les jours de la semaine où je ne le fais pas, elles pourraient profiter d’un avantage décisif.

Que faisons-nous à ce sujet ? Encore une fois, je pense que cela devient pour le moins une question problématique à débattre parce que nous reconnaissons que dans de nombreux cas, le secteur civil non seulement n’est pas en mesure de s’engager dans ce type de recherche, certainement beaucoup le sont, mais dans certains cas, il ne doit pas s’engager dans ce type de recherche selon les recommandations auxquelles j’ai fait allusion brièvement.

Toutefois la question devient alors comment apprécier le défi international, le risque et la menace que les progrès des sciences du cerveau et des sciences cognitives offrent pour la militarisation mondiale avec le cerveau comme prochain champ de bataille ? il est clair que cela définit une certaine gamme de solutions et certains ont affirmé, moi y compris, qu’il devrait y avoir des efforts gouvernementaux plus dirigés, plus détaillés et plus dévoués dans ce domaine particulier, afin de pouvoir faire progresser les sciences du cerveau avec un financement durable, pour comprendre quels sont les risques et les menaces potentiels et pour développer une position de préparation.

Cela devient de plus en plus important d’observer les pays qui ont des programmes notables et identifiés avec un niveau élevé d’investissement du PIB et/ou d’autres niveaux d’investissement économique pour faire progresser les sciences du cerveau et ainsi qui sont soit directement utilisables ou qui ont ce que j’appellerais un potentiel explicite d’utilisation à double usage.

Une considération importante que je veux que vous gardiez à l’esprit est que l’estimation actuelle basées sur l’analyse des tendances est que d’ici 2025, plus de 50% de la recherche, du développement, des tests, de l’évaluation et l’utilisation possible des sciences du cerveau en général se feront en dehors de l’Occident, en dehors de l’Occident.

En outre, nous comprenons qu’il y a eu un effort ciblé en Chine pour pouvoir engager les plans quinquennaux actuels et futurs pour faire ainsi progresser la science du cerveau, afin d’être en mesure d’avoir un niveau de pertinence plus élevé en ce qui concerne la recherche, son potentiel d’application en médecine et dans d’autres domaines, y compris le double usage possible avec une utilisation directe dans le cadre de la guerre, du renseignement et de la sécurité nationale.

Cela crée des opportunités pour le tourisme de recherche, le tourisme médical et la capture de marché. Et encore une fois cette capture de marché peut être exploitée comme guerre économique en termes de capacité à déstabiliser le marché mondial dans l’économie mondiale, ce qui est pertinent pour cette forme de bio-science et technologie. Mais nous reconnaissons également que ces choses sont utilisées pour des applications militaires.

Il existe certainement des opportunités et des programmes ciblés pour cela en Chine. Nous reconnaissons également qu’il y a eu des activités et des initiatives ciblées dans l’ancienne Union soviétique qui ont maintenant été traduites, perpétuées dans l’infrastructure russe actuelle de la science biomédicale ou à des fins militaires. Et nombre d’autres pays ont mené des actions en ce domaine, y compris l’Iran, la Corée du Nord, l’Inde, la Bolivie… Certainement parmi les États-Unis et ses alliés vous reconnaissez les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, Israël… Et il y a des projets gouvernementaux en Europe, nous voyons aussi des actions au Japon…

Mais il y a un autre menace qui se profile, celle de l’acteur non étatique. La menace est la nation virtuelle qui établit sa souveraineté au sein d’une souveraineté afin de pouvoir dire nous sommes immunisés ou insensibles à vos lois et règlements. Essentiellement une diaspora possiblement destructrice. Et ce que nous voyons de plus en plus c’est l’utilisation des devises Bitcoin et similaires qui permettent de financer ce genre de choses d’une manière qui était jusqu’à présent économiquement inimaginables, sinon impossible.

Donc par conséquent, nous constatons que les paramètres de menace, de risque, de défi et d’opportunité sont en augmentation. Nous sommes également préoccupés par la communauté des DIY, non pas parce que cette communauté de biohackers représente un groupe intrinsèquement malveillant ou malfaisant, mais en raison de sa vulnérabilité relative à l’infiltration. Et nous constatons cela à un point tel qu’à l’heure actuelle, le Federal Bureau of Investigation de ce pays a consacré des efforts continus à essayer de maintenir une communication, une interaction et un engagement permanents avec cette communauté, afin d’être en mesure de mieux surveiller la capacité relative de son propriétaire au vol, à l’infiltration, à la manipulation et au mauvais usage.

Il est clair que si nous considérons ces choses comme des armes destructives possibles, les critères les plus caractéristiques ou classiques des drogues, des bugs et des toxines répondent au moins à certaines des catégorisations existantes des conventions sur les armes biologiques, les toxines et les produits chimiques. Cependant, comme ces agents perturbateurs, ces agents qui peuvent être assemblés et développés à partir de zéro et qui ne répondent pas à ces critères, vous pouvez contourner les traités existants, les documents secrets et les documents officiels et, par conséquent, développer ces moyens, ces méthodes, ces outils et ces technologies en toute discrétion.

De plus en tant qu’agents perturbateurs ils n’ont pas besoin d’être produits en série ou stockés, mais c’est là leur ingéniosité, ils peuvent être assemblés in situ en quantités relativement faibles, et utilisés avec des effets spécifiques contre des individus et de petits groupes, pour pouvoir provoquer des effets perturbateurs non seulement au sein de cet organisme ou de ce groupe d’organismes, mais au-delà au niveau du système, au niveau social, au niveau géopolitique. Il y a là de grands pouvoir à exploiter.

Clairement ce que nous pouvons faire est interpelant. Par conséquent, ce que nous devons faire reste un problème. Mesdames et messieurs, je n’ai pas de réponses à vous donner, mais je vais vous soumettre plusieurs questions et possibilités.

Une des choses que nous devons comprendre est que cela représente, si vous voulez, une piste de vitesse bio-scientifique. Considérez une vraie piste de vitesse, beaucoup de candidats. Je vous ai déjà montré les inscriptions. Le rythme est très rapide, la vitesse de passage du concept à la construction dans la science du cerveau est d’environ 60 mois calendaires, et c’est de plus en plus comprimé de sorte que les développements dans les sciences du cerveau qui sont prêts techniquement peuvent être réalisés en 48 mois calendaires, c’est très rapide.

Nous savons que non seulement il y a beaucoup d’inscriptions, que c’est très rapide, mais que les prix sont énormes, des prix économiques, des prix de notoriété sur le front biomédical, des prix de puissance potentielle et d’armement sur le front des conquêtes, de l’armement, des renseignements, de la sécurité nationale.

Nous avons également admis qu’il y avait des risques et des préjudices possibles, non seulement pour ceux qui sont sur la piste, mais aussi pour ceux qui l’entourent. l’idée est donc que, si nous nous engageons dans cet espace, comment pouvons-nous nous y engager avec une certaine prudence ? Comment entrer dans l’espace de manière pragmatique et comment y être préparé ?
Notre groupe a été chargé de développer ces protocoles et paradigmes et les a appelés « Paradigme d’évaluation d’atténuation des risques en neurotechnologie opérationnelle », la rampe d’accès à la piste biotechnologique neuronale si vous voulez.

Je ne vais pas vous ennuyer en lisant la diapositive mais je veux que vous prêtiez une attention particulière à l’encadré du bas, c’est Zig Brzezinski. En 1970, il a fait preuve de clairvoyance en disant qu’au cours des prochaines décennies, nous verrions une fiabilité et une valeur croissantes de la capacité d’agir sur l’espace neurocognitif. Il avait une sorte de boule de cristal dans cette déclaration, nous y sommes et nous y serons de plus en plus, nous y sommes basés non seulement sur nos propres initiatives mais aussi sur celles de groupes à travers le pays.

C’est un domaine pour lequel nous devons au moins être préparés, un simple principe de précaution n’aura plus cours, pourquoi ? Premièrement, il ne devrait pas, deuxièmement, il est anachronique. Simplement parce que nous reconnaissons que dans certains cas, les risques peuvent être élevés et qu’il peut y avoir certains avantages, un simple principe de précaution dit que si les risques ou les menaces sont supérieurs aux avantages, n’y allez pas.

Cependant, nous devons également être préparés et adopter un principe de précaution plus avancé qui dit que vous devez examiner le potentiel, la probabilité et les possibilités liés à ces risques et menaces par rapport aux avantages d’une position de préparation, et la préparation inclut très souvent de faire de la recherche pour comprendre comment ces choses fonctionnent et comment elles peuvent être utilisées.

Comment le faisons-nous ? Voici quelques-unes des éventualités que je vous offre simplement comme propositions, je vous demande d’y réfléchir. Premièrement, quelle est la justesse technique de toute forme neuronale de neuroscience et de technologie dans ces types d’agenda ? Quelles sont les variables situationnelles clés qui peuvent être pertinentes pour son utilisation ou sa non-utilisation ? Y a-t-il une évaluation ou une révision des divers concepts éthiques qui peuvent guider ces utilisations dans la pratique, et pourrions-nous avoir besoin de développer dans certains cas de nouveaux cadres, de nouvelles fondations éthiques plus applicables, étant donné que la science et la technologie peuvent évoluer à une vitesse à laquelle notre éthique et nos politiques ne sont peut-être pas encore adaptées ?

Je ne vais pas vous ennuyer avec ces contingences, mais ce que je veux que vous fassiez, c’est les parcourir jusqu’au bout. L’idée ici est pouvons-nous utiliser les neurosciences et la technologie, et si la réponse est oui nous pouvons le faire, devons-nous le faire ? Et si la réponse est nous y sommes déjà et il y a certains domaines et dimensions pour lesquels l’utilisation devrait être préconisée, par exemple la non létalité et le moindre mal, causant moins de dommages que d’autres formes d’interventions et d’actions qui sont actuellement utilisées, étant en mesure d’atténuer la capacité ou la volonté des individus à s’engager dans l’instabilité, en d’autres termes, améliorer la capacité des individus à bien s’entendre ? Cela a peut-être une certaine valeur !

Si ces choses sont utilisées dans une approche militarisée plus ancienne, sont-elles utilisées de manière moins nocive que d’autres armes existantes, ou quelles sont les positions que nous devrions adopter si une autre nation utilise cette forme d’armement, ce qui représente ce que je considère comme une proportionnalité comparative ou appropriée ? Et finalement, si nous nous déplaçons dans cet espace, et je pense que nous le faisons de façon réaliste, non seulement maintenant mais de plus en plus dans le futur, nous avons l’obligation et la responsabilité d’évaluer si oui ou non les contingences du consentement à traiter nos propres gens sont en place, en d’autres termes s’il y a des choses que nous allons faire pour optimiser les performances et les capacités de notre propre personnel, en d’autres termes, s’il y a des choses que nous allons faire pour optimiser les performances et les capacités de notre propre personnel, et s’il y a des choses qui sont faites sur la scène mondiale, y compris peut-être par nous et nos alliés, qui pourraient atténuer l’effet ou manifester un changement chez d’autres personnels.

Sommes-nous prêts à accepter ces responsabilités ? les responsabilités pour les recherches en cours, les responsabilités pour des soins cliniques en cours, non seulement les nôtres, mais aussi ceux de la communauté internationale en raison du rôle que jouent les États-Unis et leurs alliés, et de la nécessité d’adopter une attitude morale irréprochable face au fait que nous développons des armes et que ces armes sont développées par nous, nos alliés et d’autres pays.

La posture de préparation dicte que nous devons également être en mesure non seulement de contrer ces armes, mais aussi d’atténuer et de traiter les effets que ces armes engendrent. Et en fait, historiquement, très souvent ce que nous avons vu, c’est que cela a été l’intéressante marche de la science, de la technologie et de la médecine, où les progrès de la médecine surviennent très souvent en raison de la possible utilisation militaire de diverses formes de la science et de la technologie et des dommages qu’elles impliquent.

Mais la question se pose toujours, mesdames et messieurs, quelle éthique devons-nous utiliser pour guider la recherche, le test, le développement et peut-être l’utilisation des neurosciences et des neurotechnologies dans ces programmes et initiatives ? Clairement ici aux États-Unis comme avec toute société ouverte ou militaire, notre armée a une transparence relative vis-à-vis de la politique en ce qui concerne nos intentions, nos objectifs et nos opérations.

Certaines choses sont tenues absolument confidentielles et classifiées, vous ne montrez pas à l’autre équipe votre plan de jeu le vendredi et espérez gagner le match le dimanche, oui bien sûr. Et les informations que nous pouvons comprendre sur ce qu’ils font grâce à notre surveillance approfondie et intermédiaire peuvent également être proches de celles du chef si vous voulez, mais la transparence des intentions, des objectifs des opérations et des interventions militaires ici aux États-Unis a été primordiale pour la nature et le tissu de notre infrastructure, de notre politique et de notre gouvernement, et il en va de même pour nos alliés.

Ainsi, une partie au moins de ce processus doit être au moins pertinente, permise et guidée par l’éthique civile. Pourquoi ? Parce que dans de nombreux cas, ce sont les institutions civiles qui, jusqu’à présent, ont été impliquées au moins dans une partie de la recherche et du développement qui peut être prise en compte dans des agendas d’utilisation double ou directe et, en tant que telles, ces choses sont soumises et, je pense, valablement soumises à l’éthique civile de la science et de la technologie, ou à l’éthique biomédicale.

Mais si nous nous éloignons de plus en plus de cela, si nous disons qu’effectivement les prescriptions et les interdictions telles que celles qui sont proposées et exploitées par le projet « cerveau humain » de l’Union européenne et dans le monde entier par des choses comme les traités sur la recherche à double usage comme celui qui a été développé à Somare ?? [54:33] sont prises à cœur et que les agences civiles, les institutions et les organisations sont essentiellement contraintes, dissoutes, exclues de leurs missions dans ces types d’activités, qui reprendra alors le flambeau ?

De plus en plus, il y a eu un certain intérêt, une réelle discussion sur le réinvestissement dans les agences gouvernementales et les agences sponsorisées par le gouvernement qui sont spécifiquement et explicitement dédiées à ces activités, pour éviter toute confusion sur l’intention et sur qui fait quoi. Nous ne voulons pas avoir un autre scénario comme celui de Robert Oppenheimer regardant le premier test de la bombe atomique et disant « qu’est-ce que j’ai fait, je suis sourd ! ». Dr. Oppenheimer, que pensiez-vous que vous faisiez ?

Nous ne voulons pas de ces confusions, nous voulons nous assurer qu’en fait ceux qui s’engagent dans les sciences du cerveau ou les objectifs biomédicaux de bien-être, de l’amélioration de la condition humaine, ne sont pas nécessairement confondus avec ceux qui pourraient alors adopter ces choses pour remporter des victoires. Mais si c’est le cas et que ces choses se déplacent davantage vers des institutions gouvernementales, organisations et initiatives, l’éthique civile est-elle encore valable ? Et si nous utilisons l’éthique militaire, quels principes éthiques militaires seront appliqués ?

L’utilisation, le développement, la recherche, la surveillance de ces choses particulières pour juste avoir plus ? Et si en fait ces choses ne sont pas utilisées d’une manière strictement guerrière où la guerre est déclarée par l’utilisation de ces agents, mais qu’ils ont quand même tendance à être belliqueux ou perturbateurs, pouvons-nous alors dire que nous pouvons justifier leur utilisation ? En d’autres termes, il ne s’agit pas seulement d’une guerre juste, mais d’une utilisation juste dans ce cadre de conduite, quel qu’il soit.

Et / ou pouvons-nous faire revivre une autre tradition plus ancienne et moins connue qui s’appelle « Jus contra bellum », qui justifie l’utilisation pour prévenir la guerre. Ici, l’utilisation des sciences neurocognitives et du renseignement, des équipes de terrain humaines, des opérations psychologiques telles que les réseaux narratifs peuvent être viables pour désamorcer l’instabilité et la vulnérabilité à la violence et à la combativité.

Mais encore une fois, nous devons considérer à quel niveau nous allons nous engager et si oui ou non l’éthique actuelle que nous avons en place est viable et valable pour le faire et comment ces choses peuvent alors être portées à l’échelle internationale, parce que si en fait, cela va exiger le discours mondial multinational requis, alors il est clair que la pertinence mondiale de toute approche éthique doit être considérée. Et on dit très souvent que l’éthique a une grande bouche mais pas de dents, mais les politiques et le droit international ont des couperets qui peuvent en fait être reconnus et peuvent mordre.

Quelles sont les conséquences de ces développements pour les itérations en cours de la convention sur les toxines et les armes biologiques, ainsi que pour les autres traités, politiques et lois internationales qui peuvent contribuer à orienter, voire à réglementer et à gouverner l’utilisation de ces instruments particuliers ?

La situation à laquelle nous sommes confrontés, mesdames et messieurs, est la suivante : alors que nous commençons à démêler le nœud gordien du cerveau avec le développement des neurosciences et des technologies, nous nous trouvons dans la position précaire d’ouvrir la proverbiale boîte de Pandore : si, comment, de quelle manière, dans quelle mesure et quand ces techniques et ces technologies seront utilisées, dans le cadre des programmes de renseignement et de sécurité nationale.

Je vous suggère, mesdames et messieurs, que la boîte a déjà été ouverte. Ce sera notre travail, et de plus en plus votre travail, d’être capables de naviguer sur ce nouveau terrain, ce valeureux nouveau monde et ce qu’il implique. C’est Atlas, le rôle d’Atlas était de maintenir en équilibre l’intégrité et le bien-être du monde sur ses épaules. Je ne suis pas d’accord, l’Atlas du 21ème siècle, comme vous le voyez ici, équilibre le monde sur sa tête. Ce que nous savons du cerveau a pu être fait avec le cerveau de tous ces organismes qui sont incarnés et qui existent dans leurs divers environnements, cultures et écosystèmes parce que les sciences du cerveau et ses technologies confèrent une énorme capacité de connaissance, d’intervention. Avec un énorme potentiel vient un énorme pouvoir, et avec un énorme pouvoir vient une grande responsabilité.

Voyez, cette phrase est assez bonne pour Spiderman, certainement assez bonne pour Goethe et Nietzsche, certainement assez bonne pour moi, et je vous la transmets. Parce que mesdames et messieurs, comme le l’ai dit au début, la neuroscience met le cerveau à portée de main, que ce soit pour aider, pour guérir, pour transformer, c’est simplement l’effet de la condition humaine et comment nous mettons cela en jeu.

Vous verrez dans vos carrières professionnelles et vos vies personnelles les sciences du cerveau toujours plus infiltrées et intégrées non seulement dans l’espace de combat, mais du chevet à la salle de réunion et au-delà. Elles feront partie de vos vies réelles dans la manière dont nous nous engageons les uns envers les autres, dont nous nous traitons les uns les autres, dont nous interagissons et peut-être dont nous combattons. Comprendre les sciences du cerveau et leur pouvoir deviendra l’une de vos responsabilités obligatoires non seulement en tant qu’officiers militaires mais en tant que citoyens du 21e siècle globalisé.

J’aime généralement terminer une conférence comme celle-ci en vous racontant une histoire personnelle. Mon père, un ancien homme de la marine était ingénieur, et l’une des choses que papa aimait faire était de construire des trucs, comme bricoler, j’aime toujours bricoler, j’aime travailler avec des outils. Mon père était un gars vraiment brillant, une des choses qu’il faisait quand j’étais enfant, il rentrait à la maison tous les mois et m’apportait un nouvel outil, m’apprenait comment l’utiliser. Ils sont donc assez courts, j’étais un jeune enfant, je suis devenu assez adroit ou du moins je pensais que j’étais adroit pour utiliser des outils, avec toute l’impulsivité et le zèle de la jeunesse obtenant un nouvel outil avec seulement une connaissance partielle.

Je me souviens qu’un jour, papa est rentré à la maison et il m’a dit Jim voici un tout nouvel outil. Je l’ai pris, j’ai dit merci papa et j’allais partir en courant. Mon père a mis sa main sur mon épaule, il a dit « Jim, ralentis. Mesure deux fois, coupe une fois. Parfois tu ne peux pas revenir en arrière. »

Mesdames et messieurs, ainsi sont les sciences du cerveau. Elles peuvent et vont de plus en plus être utilisées dans les programmes de renseignement de sécurité nationale et de défense à l’échelle mondiale. Nous devons mesurer deux fois, et couper une fois, et nous assurer que la coupe que nous faisons est bonne, juste, et qu’il n’y en a pas une qui nous coupe la gorge et la gorge des autres de manière irréparable.

Je vous laisse avec la sagesse de mon père, ce sont quelques-uns de nos livres blancs que nous avons soumis au groupe d’évaluation stratégique multisectorielle de l’état-major interarmées du Pentagone, je peux mettre ces diapositives à votre disposition, elles sont maintenant toutes dans le domaine public et à votre disposition. Si vous êtes intéressé par certains de nos travaux en cours par mon groupe de recherche, je vous fournis certains de nos propres travaux.

C’est la partie de la conférence où je vais regarder directement la caméra, il y a le plug-in « auto-promotion sans vergogne » Si cela vous intéresse vraiment, je n’ai eu l’occasion de m’entretenir avec vous que depuis une heure environ, si vous voulez explorer plus en profondeur et lire tout cela de manière plus détaillée, plus granulaire et plus spécifique, je vous le recommande. Non pas parce que je vais m’acheter la nouvelle Maserati quand vous achèterez le livre, mais parce que j’en suis très fier, non pas parce que je l’ai écrit, car je n’ai contribué qu’à quelques chapitres, mais parce que sa réalisation a été un effort de plusieurs années.

C’est le résultat d’une série de conférences, d’abord un peu sensibles mais non classifiées, puis classifiées, qui ont été ensuite déclassifiées et qui ont rassemblé des leaders internationaux dans le domaine de la science militaire, de la bio-ingénierie, des neurosciences, de la philosophie, de l’éthique et du droit, pour qu’ils apportent leur point de vue, leur vision et leur voix sur ce qui se passe dans ce domaine à l’heure actuelle, avec quelques spéculations, une vision et des propositions sur ce qui pourrait être nécessaire à l’avenir, afin que nous soyons capables d’exploiter les capacités des sciences du cerveau, de relever les défis qu’elles présentent dans cet espace et de nous y préparer.

A ce stade je tiens à vous remercier tous pour votre attention, j’espère que je ne vous ai pas ennuyé

 

 

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La « guerre cognitive » des armées de l’OTAN est lancée

MAJ 21 Oct : Une vidéo traduite par Jeanne Traduction et parue le 19 Oct sur le meme sujet. Elle a aussi traduit le Document original, le rapport commandité par L’OTAN et  rédigé par François du Cluzel, sujet du présent article. Je le mets ici à disposition : Cognitive Warfare


SOURCE https://arretsurinfo.ch/la-guerre-cognitive-des-armees-de-lotan-est-lancee/

«Au cours de mon travail de journaliste j’ai mené des recherches sur des sujets parfois vraiment déconcertants; mais celles que j’ai effectuées ici sont parmi les plus terrifiantes ». – Ben Norton

 

Les gouvernements occidentaux de l’alliance militaire de l’OTAN développent des tactiques de « guerre cognitive », se fondant sur de supposées menaces de la Chine et de la Russie.


Par Ben Norton
Paru le 8 octobre 2021 sur The Grayzone sous le titre Behind NATO’s ‘cognitive warfare’: ‘Battle for your brain’ waged by Western militaries


L‘OTAN développe de nouvelles formes de guerre pour mener une « bataille pour le cerveau », selon les termes de l’alliance militaire.

Le cartel militaire de l’OTAN dirigé par les États-Unis a testé de nouveaux modes de guerre hybride contre les adversaires qu’il s’invente, notamment la guerre économique, la cyberguerre, la guerre de l’information et la guerre psychologique.

Aujourd’hui, l’OTAN met au point un tout nouveau type de combat qu’elle a baptisé « guerre cognitive ». Décrite comme une « militarisation des sciences du cerveau », cette nouvelle méthode consiste à « pirater l’individu » en exploitant « les vulnérabilités du cerveau humain » afin de mettre en œuvre une « ingénierie sociale » plus sophistiquée.

Jusqu’à récemment, l’OTAN avait divisé la guerre en cinq domaines opérationnels différents : air, terre, mer, espace et cyberespace. Mais avec son développement de stratégies de guerre cognitive, l’alliance militaire discute d’un nouveau niveau, le sixième : le « domaine humain ».

Une étude réalisée en 2020 sous l’égide de l’OTAN sur cette nouvelle forme de guerre explique clairement : « Alors que les actions menées dans les cinq domaines sont exécutées pour engendrer un effet sur le domaine humain, l’objectif de la guerre cognitive est de faire de chacun une arme. »

« Le cerveau sera le champ de bataille du 21e siècle », souligne le rapport. « Les humains sont le domaine contesté » et « les conflits futurs se produiront probablement d’abord numériquement, puis physiquement, à proximité des centres de pouvoir politique et économique ».

Page de couverture de l’étude de 2020 sur la guerre cognitive parrainée par l’OTAN

Si l’étude parrainée par l’OTAN insiste sur le fait qu’une grande partie de ses recherches sur la guerre cognitive est conçue à des fins défensives, elle concède également que l’alliance militaire développe des tactiques offensives, déclarant : « L’humain représente très souvent la première des vulnérabilités, et il convient de le reconnaître afin de protéger le capital humain de l’OTAN, et aussi de tirer parti des vulnérabilités de nos adversaires. »

Dans une révélation glaçante, le rapport dit explicitement que « l’objectif de la guerre cognitive est de nuire aux sociétés, pas seulement aux militaires. »

Avec des populations civiles entières dans la ligne de mire de l’OTAN, le rapport souligne que les armées occidentales doivent travailler plus étroitement avec le monde universitaire, pour transformer les sciences sociales et humaines en armes, et aider l’alliance à développer ses capacités de guerre cognitive.

L’étude décrit ce phénomène comme « la militarisation des sciences du cerveau ». Mais il semble évident que le développement de la guerre cognitive par l’OTAN conduira à une militarisation de tous les aspects de la société et de la psychologie humaines, des relations sociales les plus intimes jusqu’à l’esprit de chacun soi-même.

Cette militarisation globale de la société est reflété par le ton paranoïaque du rapport parrainé par l’OTAN, qui met en garde contre « une cinquième colonne intégrée, où chacun, à son insu, se comporte selon les plans de l’un ou de l’autre de nos concurrents ». L’étude indique clairement que ces « concurrents » censés exploiter la conscience des dissidents occidentaux sont la Chine et la Russie.

En d’autres termes, ce document montre que les figures du cartel militaire de l’OTAN considèrent de plus en plus leur propre population nationale comme une menace, craignant que les civils ne soient de potentielles cellules dormantes chinoises ou russes, de redoutables « cinquièmes colonnes » qui remettent en cause la stabilité des « démocraties libérales occidentales ».

Le développement par l’OTAN de nouvelles formes de guerre hybride intervient à un moment où les campagnes militaires des États membres ciblent leurs populations nationales à un niveau sans précédent.

L’Ottawa Times a rapporté en septembre dernier que le Commandement des opérations conjointes de l’armée canadienne a profité de la pandémie de Covid-19 pour mener une guerre de l’information contre sa propre population, en testant des tactiques de propagande sur des civils canadiens.

Des rapports internes commandités par l’OTAN suggèrent que cette publication ne fait qu’effleurer la surface d’une vague de nouvelles techniques de guerre non conventionnelles employées dans le monde entier par les armées occidentales.

Le Canada accueille le « Défi innovation de l’OTAN » sur la guerre cognitive

Deux fois par an, l’OTAN organise un événement de type « pitch » qu’elle appelle « Défi innovation ». Ces campagnes, organisées alternativement au printemps et à l’automne par les États membres, font appel à des entreprises privées, des organisations et des chercheurs pour aider à développer de nouvelles tactiques et technologies pour l’alliance militaire.

Ces défis de type piscine à requins reflètent l’influence prédominante de l’idéologie néolibérale au sein de l’OTAN, puisque les participants mobilisent des acteurs du marché, des partenariats public-privé et la promesse de récompenses en espèces sonnantes et trébuchantes pour faire progresser le programme du complexe militaro-industriel.

Le Défi innovation de l’automne 2021 de l’OTAN est organisé par le Canada et s’intitule « La menace invisible : Outils pour contrer la guerre cognitive ».

« La guerre cognitive cherche à changer non seulement ce que les gens pensent, mais aussi la façon dont ils agissent », a écrit le gouvernement canadien dans sa déclaration officielle pour le défi. « Les attaques contre le domaine cognitif impliquent l’intégration de capacités de la cybernétique, de la désinformation/mésinformation, de la psychologie et de l’ingénierie sociale. »

Le communiqué de presse d’Ottawa poursuit : « La guerre cognitive positionne l’esprit comme un espace de combat et un domaine de conflits. Son objectif est de semer des dissonances cognitives, de susciter des récits contradictoires, de polariser l’opinion et de radicaliser les groupes. La guerre cognitive peut inciter les gens à agir d’une manière qui peut perturber ou fragmenter une société qui autrement, aurait été soudée.»

Des responsables militaires canadiens soutenus par l’OTAN discutent de guerre cognitive lors d’une table ronde

Un groupe de conseil appelé Association OTAN du Canada s’est mobilisé pour soutenir ce Défi innovation, travaillant en étroite collaboration avec des entrepreneurs du secteur de la défense pour inciter le secteur privé à investir dans de nouvelles recherches au service de l’OTAN – et de ses propres buts.

Bien que l’Association OTAN du Canada (acronyme anglais NAOC) soit techniquement une ONG indépendante, sa mission est de promouvoir l’OTAN, et l’organisation s’en vante sur son site Web : « La NAOC entretient des liens étroits avec le gouvernement du Canada, notamment avec Affaires mondiales Canada (ministère des affaires étrangères du Canada) et le Département de la Défense nationale. »

Dans le cadre de ses efforts de promotion de son Défi innovation, la NAOC a organisé une table ronde sur la guerre cognitive le 5 octobre.

Le chercheur qui a rédigé l’étude sur la guerre cognitive parrainée par l’OTAN en 2020, François du Cluzel, a participé à l’événement, aux côtés d’officiers militaires canadiens affiliés à l’OTAN.

Le panel du 5 octobre sur la guerre cognitive, organisé par l’Association OTAN du Canada

Le panel était supervisé par Robert Baines, président de l’Association OTAN du Canada. Elle était animée par Garrick Ngai, un responsable du marketing dans l’industrie de l’armement qui est conseiller auprès du ministère canadien de la Défense nationale et vice-président et directeur de la NAOC.

Baines a ouvert l’événement en indiquant que les participants discuteraient de « guerre cognitive, le nouveau domaine de compétition où des acteurs étatiques et non étatiques cherchent à influencer ce que les gens pensent et comment ils agissent ».

Le président de la NAOC s’est également réjoui des  » opportunités lucratives pour les entreprises canadiennes  » que promettait ce défi innovation de l’OTAN.

Un chercheur de l’OTAN décrit la guerre cognitive comme des « façons de nuire au cerveau » 

Le panel du 5 octobre a débuté par l’intervention de François du Cluzel, un ancien officier militaire français qui a contribué en 2013 à la création du NATO Innovation Hub (iHub, hub d’innovation de l’OTAN), qu’il dirige depuis cette date depuis sa base de Norfolk, en Virginie.

Bien que l’iHub insiste sur son site Web, pour des raisons juridiques, sur le fait que les « opinions exprimées sur cette plateforme ne constituent pas des points de vue de l’OTAN ou de toute autre organisation », l’organisation est parrainée par le Commandement allié Transformation (acronyme anglais ACT), qui est décrit comme « l’un des deux commandements stratégiques à la tête de la structure de commandement militaire de l’OTAN. »

Le hub d’innovation agit donc comme une sorte de centre de recherche ou de think tank interne de l’OTAN. Ses recherches ne relèvent pas nécessairement de la politique officielle de l’OTAN, mais elles sont directement soutenues et supervisées par l’OTAN.

En 2020, le Commandant suprême allié Transformation (SACT) de l’OTAN a chargé François du Cluzel, en tant que responsable de l’iHub, de mener une étude de six mois sur la guerre cognitive.

François du Cluzel a résumé ses recherches lors du panel d’octobre dernier. Il a commencé ses remarques en notant que la guerre cognitive « est actuellement l’un des sujets les plus brûlants pour l’OTAN » et « est devenue un terme récurrent dans la terminologie militaire au cours de ces dernières années. »

Bien que français François du Cluzel a souligné que la stratégie de guerre cognitive « est actuellement développée par mon commandement ici à Norfolk, aux États-Unis ».

Le responsable du Hub d’innovation de l’OTAN s’est exprimé à l’aide d’une présentation PowerPoint, et a commencé par une diapositive décrivant la guerre cognitive comme « une bataille pour le cerveau. »

« La guerre cognitive, Une bataille pour le cerveau »

« La guerre cognitive est un nouveau concept qui commence dans la sphère de l’information, c’est une sorte de guerre hybride », a déclaré François du Cluzel.

« Cela commence avec l’hyper-connectivité. Tout le monde a un téléphone portable », a-t-il poursuivi. « Cela commence par l’information car l’information est, si je puis dire, le carburant de la guerre cognitive. Mais cela va bien au-delà de la seule délivrance d’informations, qui est une opération en elle-même – la guerre de l’information est une autre opération en elle-même. »

La guerre cognitive se recoupe avec les entreprises de la Big Tech et de la surveillance de masse, car « il s’agit d’exploiter les mégadonnées », explique François du Cluzel: « Nous produisons des données partout où nous allons. Chaque minute, chaque seconde où nous allons en ligne. Et c’est extrêmement facile de tirer parti de ces données pour mieux vous connaître, et utiliser ces connaissances pour changer votre façon de penser. »

Naturellement, le chercheur de l’OTAN a affirmé que les « adversaires » étrangers sont des agresseurs employant des techniques de guerre cognitive. Mais dans le même temps, il a précisé que l’alliance militaire occidentale développe ses propres tactiques. François du Cluzel a défini la guerre cognitive comme « l’art d’utiliser des technologies pour modifier la cognition de cibles humaines ».

En partant du haut : « Information, hyperconnectivité, données, cyber, guerre hybride, NBIC, armes neurologiques, émergence de la guerre cognitive, confiance, prise de décision, cognition. Définition provisoire : l’art d’utiliser les technologies pour altérer la cognition de cibles humaines. »

Ces technologies, a-t-il noté, intègrent les domaines de la NBIC – nanotechnologie, biotechnologie, technologie de l’information et sciences cognitives. L’ensemble forme une sorte de cocktail très dangereux qui permet de manipuler davantage le cerveau », a-t-il déclaré.

François du Cluzel a poursuivi en expliquant que cette nouvelle méthode d’attaque non conventionnelle « va bien au-delà » de la guerre de l’information ou des opérations psychologiques (psyops).

« La guerre cognitive n’est pas seulement une lutte contre ce que nous pensons, mais c’est plutôt une lutte contre la façon dont nous pensons, si nous pouvons changer la façon dont les gens pensent », a-t-il déclaré. « C’est beaucoup plus puissant et cela va bien au-delà de la [guerre] de l’information et des opérations psychologiques ».

François du Cluzel poursuit : « Il est crucial de comprendre qu’il s’agit d’un jeu sur notre cognition, sur la façon dont notre cerveau traite l’information et la transforme en connaissance, plutôt qu’un jeu qui porte uniquement sur l’information ou sur les aspects psychologiques de notre cerveau. Ce n’est pas seulement une action contre ce que nous pensons, mais aussi une action contre la façon dont nous pensons, la façon dont nous traitons l’information et la transformons en connaissance. »

« En d’autres termes, la guerre cognitive n’est pas seulement un autre mot, un nouveau nom pour la guerre de l’information. C’est une guerre contre notre processeur individuel, notre cerveau ».

Le chercheur de l’OTAN a souligné que « cela est extrêmement important pour nous, les militaires », car « cela a le potentiel, en développant de nouvelles armes et de nouveaux moyens de nuire au cerveau, d’engager les neurosciences et la technologie dans de très nombreuses approches différentes pour influencer l’écologie humaine… car vous savez tous qu’il est très facile de transformer une technologie civile en technologie militaire. »

Cette diapo compare les psyops et la guerre cognitive, pour conclure que les psyops s’adressent à ce que nous pensons, alors que la guerre cognitive s’adresse à la façon dont nous pensons. 

Quant à savoir qui pourraient être les cibles de la guerre cognitive François du Cluzel a révélé que tout le monde est concerné.

« La guerre cognitive a une portée universelle, en commençant par l’individu jusqu’aux États et aux organisations multinationales », a-t-il déclaré. « Son champ d’action est global et vise à prendre le contrôle de l’être humain, civil comme militaire. »

Et le secteur privé a un intérêt financier à faire progresser la recherche sur la guerre cognitive, a-t-il noté : « Les investissements mondiaux massifs réalisés dans le domaine des neurosciences laissent penser que le domaine cognitif sera probablement l’un des champs de bataille de l’avenir. »

Le développement de la guerre cognitive transforme totalement le conflit militaire tel que nous le connaissons, a déclaré François du Cluzel ajoutant « une troisième dimension de combat majeure au champ de bataille moderne : à la dimension physique et informationnelle s’ajoute désormais une dimension cognitive ».

Cela « crée un nouvel espace de compétition au-delà de ce que l’on appelle les cinq domaines d’opérations – ou domaines terrestre, maritime, aérien, cybernétique et spatial. La guerre dans l’arène cognitive mobilise un éventail plus large d’espaces de combat que ne peuvent le faire les seules dimensions physique et informationnelle. »

En bref, les humains eux-mêmes sont le nouveau domaine de ce nouveau mode de guerre hybride, aux côtés de la terre, de la mer, de l’air, du cyberespace et de l’espace.

Conclusion : Le cerveau est attaqué. La technologie, l’hyperconnectivité et la profusion de données font de l’humain la principale vulnérabilité. Les NBIC et les technologies cognitives ouvrent la voie à des manipulations du cerveau plus poussées. « Nous » sommes le domaine contesté. Notre premier souci est de protéger notre processus de prises de décisions.

L’étude de l’OTAN sur la guerre cognitive met en garde contre une « cinquième colonne intégrée »

Une étude menée par François du Cluzel, responsable du Hub d’innovation de l’OTAN, de juin à novembre 2020, a été parrainée par le Commandement allié Transformation du cartel militaire, et publiée sous la forme d’un rapport de 45 pages en janvier 2021 (PDF).

Ce document glaçant montre comment la guerre contemporaine a atteint une sorte de stade dystopique, autrefois imaginable uniquement dans la science-fiction.

« La nature de la guerre a changé », souligne le rapport. « La majorité des conflits actuels restent en dessous du seuil de la définition traditionnellement acceptée de la guerre, mais de nouvelles formes de guerre sont apparues, comme la guerre cognitive (acronyme anglais CW), tandis que l’esprit humain est désormais considéré comme un nouveau front. »

Pour l’OTAN, la recherche sur la guerre cognitive n’est pas seulement défensive, elle est aussi très clairement offensive.

« Développer des capacités de nuire aux processus cognitifs des adversaires sera une nécessité », indique clairement le rapport de François du Cluzel, « En d’autres termes, l’OTAN devra obtenir la capacité de sauvegarder son processus de prise de décision et de perturber celui de l’adversaire. »

Et n’importe qui peut être la cible de ces opérations de guerre cognitive : « Tout utilisateur des technologies modernes de l’information est une cible potentielle. Elles visent l’ensemble du capital humain d’une nation », ajoute sinistrement le rapport.

« Outre l’exécution potentielle d’une guerre cognitive en complément d’un conflit militaire, elle peut également être menée seule, sans aucun lien avec un engagement des forces armées », poursuit l’étude. « De plus, la guerre cognitive est potentiellement sans fin puisqu’il ne peut y avoir de traité de paix ou de capitulation dans ce type de conflit. »

Tout comme ce nouveau mode de combat n’a pas de frontières géographiques, il n’a pas non plus de limite dans le temps : « Ce champ de bataille est mondial via l’internet. Sans début ni fin, cette conquête ne connaît aucun répit, rythmée par les notifications de nos smartphones, en tout lieu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. »

L’étude parrainée par l’OTAN note que « certains pays de l’OTAN ont déjà reconnu que les techniques et technologies des neurosciences ont un fort potentiel d’utilisation opérationnelle dans diverses entreprises de sécurité, de défense et de renseignement. »

Elle parle de percées dans les « méthodes et technologies neuroscientifiques » (neuroS/T), et précise « l’utilisation des résultats et des produits de la recherche pour faciliter directement les performances des combattants, l’intégration d’interfaces homme-machine pour optimiser les capacités de combat des véhicules semi-autonomes (par exemple, les drones), et le développement d’armes biologiques et chimiques (c’est-à-dire les neuroarmes) ».

Le Pentagone fait partie des principales institutions qui font progresser ces recherches inédites, comme le souligne le rapport : « Bien qu’un certain nombre de nations aient poursuivi et poursuivent actuellement des travaux de recherche et de développement neuroscientifiques à des fins militaires, les efforts les plus proactifs à cet égard ont peut-être été menés par le Département de la défense des États-Unis, les travaux de recherche et de développement les plus notables et les plus avancés étant menés par la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) et l’Intelligence Advanced Research Projects Activity (IARPA). »

Selon l’étude, les utilisations militaires de la recherche en neurosciences et technologies de l’information comprennent la collecte de renseignements, la formation, « l’optimisation des performances et de la résilience du personnel de combat et de soutien militaire » et, bien sûr, « l’utilisation directe des neurosciences et neurotechnologies à des fins militaires ».

Cette militarisation des neurosciences et neurotechnologies peut être et sera fatale, a clairement indiqué l’étude parrainée par l’OTAN. La recherche peut « être utilisée pour atténuer l’agression et favoriser les cognitions et les émotions d’affiliation ou de passivité ; induire des morbidités, des handicaps ou de la souffrance ; et « neutraliser » des adversaires potentiels ou provoquer leur mortalité » – en d’autres termes, pour mutiler et tuer des gens.

Le rapport cite le général de division américain Robert H. Scales, qui résume la nouvelle philosophie de combat de l’OTAN : « La victoire se définira davantage par la conquête du terrain psycho-culturel que par celle du terrain géographique ».

Et tandis que l’OTAN développe des tactiques de guerre cognitive pour « s’emparer du psycho-culturel », elle s’arme aussi de plus en plus dans divers domaines scientifiques.

L’étude parle du « creuset des sciences des données et des sciences humaines », et souligne que « la combinaison des sciences sociales et de l’ingénierie des systèmes sera essentielle pour aider les analystes militaires à améliorer la production de renseignements. »

« Si la puissance cinétique ne permet pas de vaincre l’ennemi, la psychologie et les sciences comportementales et sociales connexes sont appelées à combler le vide. »

« L’exploitation des sciences sociales sera centrale dans l’élaboration du plan d’opérations du domaine humain », poursuit le rapport. « Il soutiendra les opérations de combat en fournissant des plans d’action potentiels pour l’ensemble de l’Environnement humain local, y compris les forces ennemies, mais aussi en déterminant les éléments humains clés tels que le centre de gravité cognitif, et la définition du comportement souhaité comme état final. »

Toutes les disciplines universitaires seront impliquées dans la guerre cognitive, et pas seulement les sciences dures. « Au sein de l’armée, les compétences en anthropologie, ethnographie, histoire, psychologie, entre autres, seront plus que jamais mobilisées pour coopérer avec l’armée », indique l’étude.

Le rapport s’achève sur une citation inquiétante : « Les progrès réalisés aujourd’hui dans les domaines des nanotechnologies, des biotechnologies, des technologies de l’information et des sciences cognitives (acronyme anglais NBIC), dopés par la marche apparemment imparable d’une troïka triomphante composée de l’intelligence artificielle, des Big Data et de la « dépendance au numérique » civilisationnelle, ont créé une perspective bien plus inquiétante : une cinquième colonne intégrée où chacun, à son insu, se comporte selon les plans de l’un de nos adversaires. »

« Le concept moderne de la guerre n’est pas une question d’armes mais d’influence », posait-il. « La victoire à long terme restera uniquement dépendante de la capacité à influencer, affecter, changer ou impacter le domaine cognitif. »

L’étude parrainée par l’OTAN se termine par un paragraphe de conclusion selon lequel, clairement, l’objectif ultime de l’alliance militaire occidentale n’est pas seulement le contrôle physique de la planète, mais aussi le contrôle de l’esprit des gens :

« La guerre cognitive pourrait bien être l’élément manquant qui permet de passer de la victoire militaire sur le champ de bataille à un succès politique durable. Le domaine humain pourrait bien être le domaine décisif dans lequel les opérations multi-domaines permettent d’obtenir l’effet souhaité par le commandant. Les cinq premiers domaines peuvent donner des victoires tactiques et opérationnelles ; seul le domaine humain peut donner la victoire finale et complète. »

Un officier canadien des opérations spéciales souligne l’importance de la guerre cognitive

Lorsque François du Cluzel, le chercheur de l’OTAN qui a mené l’étude sur la guerre cognitive, a conclu ses remarques dans le cadre du panel de l’Association canadienne de l’OTAN du 5 octobre, il a été suivi par Andy Bonvie, un commandant du Centre d’entraînement aux opérations spéciales du Canada.

Fort de plus de 30 ans d’expérience au sein des Forces armées canadiennes, Bonvie a expliqué comment les armées occidentales utilisent les recherches menées par François du Cluzel et d’autres, et incorporent de nouvelles techniques de guerre cognitive dans leurs activités de combat.

La guerre cognitive est un nouveau type de guerre hybride pour nous, a déclaré Bonvie. « Et cela signifie que nous devons examiner les seuils traditionnels de conflit et comment les choses qui sont faites se produisent sous ces seuils de conflit : les attaques cognitives, les formes non cinétiques et les menaces non militaires. Nous devons mieux comprendre ces attaques et adapter nos actions et notre formation en conséquence pour être en mesure d’opérer dans ces différents environnements. »

Bien qu’il ait présenté les actions de l’OTAN comme « défensives », affirmant que les « adversaires » utilisent des tactiques de guerre cognitive contre eux, Bonvie a été sans ambiguïté sur le fait que les armées occidentales développent elles-mêmes ces techniques, afin de conserver un « avantage tactique ».

« Nous ne pouvons pas perdre l’avantage tactique pour les troupes que nous plaçons à l’avant, car elles [ces techniques, NdT]  non seulement le plan tactique, mais aussi le plan stratégique », a-t-il déclaré.  » Certaines des différentes capacités dont nous disposons et dont nous bénéficions pourraient tout à coup être retournées contre nous. Nous devons donc mieux comprendre la rapidité avec laquelle nos adversaires s’adaptent, puis être en mesure de prédire où ils iront à l’avenir, afin de nous aider à maintenir l’avantage tactique de nos troupes. »

‘La guerre cognitive est la forme de manipulation la plus avancée à ce jour’

Marie-Pierre Raymond, lieutenant-colonel canadien retraitée qui occupe actuellement le poste de « scientifique de la défense et gestionnaire de portefeuille d’innovation » pour le programme Innovation pour l’excellence et la sécurité de la défense des Forces armées canadiennes, s’est également jointe au panel du 5 octobre.

« Il est loin, le temps où la guerre était menée pour acquérir plus de terres », a déclaré Raymond. « Maintenant, le nouvel objectif est de changer les idéologies des adversaires, ce qui fait du cerveau le centre de gravité de l’humain. Et cela fait de l’humain le domaine contesté, et l’esprit devient le champ de bataille. »

« Lorsque nous parlons de menaces hybrides, la guerre cognitive est la forme de manipulation la plus avancée observée à ce jour », a-t-elle ajouté, notant qu’elle vise à influencer la prise de décision des individus et « à influencer un groupe d’individus dans leur comportement, dans le but d’obtenir un avantage tactique ou stratégique. »

Raymond a noté que la guerre cognitive recoupe aussi fortement l’intelligence artificielle, les big data et les réseaux sociaux, et reflète « l’évolution rapide des neurosciences comme outil de guerre. »

Raymond aide à superviser le Défi innovation automne 2021 de l’OTAN pour le compte du Département de la défense nationale du Canada, qui a délégué les responsabilités de gestion au programme Innovation pour l’excellence et la sécurité en matière de défense (IDEaS) de l’armée, où elle travaille.

Dans un jargon très technique, Raymond a indiqué que le programme de guerre cognitive n’est pas seulement défensif, mais aussi offensif : « Ce défi appelle une solution qui soutiendra le domaine humain naissant de l’OTAN et lancera le développement d’un écosystème de la cognition au sein de l’alliance, et qui soutiendra le développement de nouvelles applications, de nouveaux systèmes, de nouveaux outils et de concepts menant à des actions concrètes dans le domaine cognitif. »

Elle a souligné que cela « nécessitera une coopération soutenue entre les alliés, les innovateurs et les chercheurs pour permettre à nos troupes de combattre et de gagner dans le domaine cognitif. C’est ce que nous espérons voir émerger de cet appel aux innovateurs et aux chercheurs ».

Pour susciter l’intérêt des entreprises pour le défi d’innovation de l’OTAN, Raymond a déclaré : « Les candidats bénéficieront d’une visibilité nationale et internationale et recevront des récompenses en espèces pour la meilleure solution. » Elle ajoute ensuite, de façon alléchante : « Les candidats pourraient également bénéficier de l’accès potentiel que cela leur donnera à un marché de 30 pays. »

Un officier militaire canadien appelle les entreprises à investir dans la recherche de l’OTAN sur la guerre cognitive

L’autre institution qui gère le Défi innovation de l’OTAN automne 2021 au nom du Département de la défense nationale du Canada est le Commandement des forces d’opérations spéciales (CANSOFCOM).

Un officier canadien qui travaille avec le COMFOSCAN, Shekhar Gothi, était le dernier panéliste de l’événement organisé par l’Association OTAN du Canada le 5 octobre. Gothi est l’officier en charge de l’ « innovation » du COMFOSCAN pour le sud de l’Ontario.

Il a conclu l’événement en lançant un appel à des investissements d’entreprises privées dans la recherche sur la guerre cognitive de l’OTAN.

Le Défi Innovation semestriel fait « partie du rythme de combat de l’OTAN », a déclaré Gothi avec enthousiasme.

Il a indiqué qu’au printemps 2021, le Portugal a accueilli un défi d’innovation de l’OTAN axé sur la guerre dans l’espace.

Au printemps 2020, les Pays-Bas ont accueilli un défi d’innovation de l’OTAN axé sur le Covid-19.

Gothi a rassuré les investisseurs en expliquant que l’OTAN fera tout pour défendre leurs résultats : « Je peux assurer à tous qu’avec le défi d’innovation de l’OTAN, tous les innovateurs conserveront le contrôle total de leur propriété intellectuelle. L’OTAN ne prendra donc pas le contrôle de cette propriété. Le Canada non plus. Les innovateurs conserveront le contrôle de leur propriété intellectuelle. »

Ce commentaire a constitué une conclusion appropriée au panel, en affirmant que l’OTAN et ses alliés du complexe militaro-industriel ne cherchent pas seulement à dominer le monde et les humains qui l’habitent à l’aide de techniques sinistres de guerre cognitive, mais aussi à s’assurer que les entreprises et leurs actionnaires continueront de faire des profits grâce à ces efforts impériaux.

Ben Norton

[NDT]. Au cours des années 1950 à 70, dans le cadre du projet de sinistre mémoire MK-Ultra, la CIA tentait de manipuler les cerveaux à travers tout un éventail de substances comme le LSD, d’électrochocs et d’autres méthodes toutes plus contestables les unes que les autres, pour des résultats à peu près nuls, sauf en termes des dégâts occasionnés chez leurs sujets d’expérimentations. Aujourd’hui, 32 ans après la clôture officielle de l’opération de la CIA, il semble que les décideurs américains n’aient mis un frein ni à leur consommation de science-fiction, ni à leur obsession de puissance illimitée, à ce détail près qu’aujourd’hui, c’est l’OTAN qui rêve toute éveillée à un contrôle total des esprits. Sans même parler de la paranoïa de leur vision, qui ne s’est guère améliorée depuis les grands jours des Dr Folamour de la Guerre froide, et de leur dédain total pour les populations, encore cette fois considérées comme de simples cobayes. Plus ça change…

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kla.tv : « Les pensées sont libres… » – Libres, dites-vous ?

« Les pensées sont libres… » – Libres, dites-vous ?

12.08.2021www.kla.tv/19549

Les pensées sont des processus du cerveau humain qui sont déclenchés par des informations provenant de l’environnement ainsi que par des stimuli physiques et mentaux de la personnalité. Un être humain adulte en bonne santé traite jusqu’à 40 000 pensées en une journée. La formation et le développement des pensées sont toujours liés à la fonction cérébrale. Nous influençons ainsi notre vie présente et future. Mais que se passe-t-il lorsque nos pensées sont influencées ou même manipulées ? Alors nous sommes malléables comme de la cire. Rien ne s’oppose à une surveillance totale et à l’asservissement en vue de la domination du monde. Mais quel genre de monstre voudrait planifier et réaliser quelque chose d’aussi inhumain ? Elon Musk, directeur général et fondateur de Tesla Inc., a annoncé en août 2020 l’invention du « Neuralink ». Le Neuralink est en quelque sorte un ordinateur qui peut diriger psychiquement les humains. Il s’agit d’un implant qui est placé entre le cuir chevelu et la calotte crânienne et qui peut communiquer par Bluetooth avec un smartphone grâce à une application. Selon Elon Musk, les gens devront à l’avenir connecter leur cerveau aux ordinateurs pour bénéficier du développement de l’intelligence artificielle Le professeur Karl Hecht, professeur de neurophysiologie et de physiologie pathologique clinique à l’Université Humboldt de Berlin, a une position très critique à ce sujet. Il parle du contrôle et de l’influence sur les pensées et la conscience. C’est une profonde brèche dans la nature de l’homme, ou, avec des termes chrétiens, « dans la création divine ». En effet, cette technologie peut facilement être utilisée de manière abusive pour influencer la psyché et l’esprit humains. Mais il existe de nombreuses autres procédures, et même des brevets déjà déposés pour le contrôle de l’esprit et de la pensée. Cela suggère qu’il y a un programme en cours en arrière-plan, un programme de contrôle total. Par exemple le brevet du Dr Bengt Nölting, physicien allemand, de 2002 (DE 10253 433 A1 2004.05.27) décrit en détail comment les gens peuvent recevoir des informations, transmettre ou même modifier des pensées sans aide ni dispositif supplémentaire, par le biais d’un faisceau électromagnétique. Les résultats issus de ces brevets ont depuis été intégrés dans les armes psychologiques. Ainsi, le major russe I. Tchernishev mentionne dans le magazine militaire Orienteer, les armes développées dans le monde entier : Le rayonnement électromagnétique, qui peut affecter toute personne qui entre en contact avec celui-ci. Les vibrations infrasoniques, qui sont destructrices pour tous les êtres vivants. Le générateur du système nerveux, qui peut paralyser le système nerveux central des insectes comme celui des humains. Peu de gens savent, chers téléspectateurs, qu’il existe des personnes appartenant à une secte de domination du monde. Elles ont conspiré et s’efforcent de contrôler et de diriger nos pensées libres afin que nous ne remettions pas en question leurs plans de domination mondiale, mais que nous les soutenions même. Si nous voulons conserver notre liberté, il est urgent que ce processus de manipulation soit dévoilé et débattu en public, de manière compréhensible pour tous, par des experts tels que le Prof. Dr. Hecht. C’est le seul moyen de mettre fin à l’asservissement.

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Remote Brain Targeting: Evolution of Mind Control in U.S.A.

Remote Brain Targeting: Evolution of Mind
Control in U.S.A. – A Compilation Of
Historical Data And Information From
Various Sources (Mind Control Technology
Book Series) Paperback – October 13, 2011
by Renee Pittman (Author)

L’objectif aujourd’hui est d’isoler les cibles par le biais du harcèlement technologique, de l’observation à distance, de la surveillance électronique, et également de se concentrer sur l’utilisation de toutes les personnes autour d’elles influencées de manière subliminale. La cible est dépeinte à la communauté comme étant incompétente, déloyale, gênante, mentalement déséquilibrée ou malade, afin de mobiliser les efforts de traque de la communauté. Cela permet de promouvoir et de nier de manière experte l’existence d’une technologie hautement avancée d’invasion mentale. Le dénonciateur / l’individu ciblé, visé pour diverses raisons, est ensuite odieusement, malicieusement, secrètement, abusé par des systèmes électromagnétiques difficiles à prouver parce qu’ils sont invisibles à l’œil humain ou détectables sous forme d’ondes radio et micro-
ondes de fréquence extrêmement basse (ELF). L’objectif est de pousser la cible à se suicider, à se blesser ou à blesser autrui, à se faire piéger, à aller en prison ou à être placée en institution. Les autres observent et sont effrayés, ce qui les empêche de
s’élever contre ces injustices extrêmes, immorales et contraires à l’éthique, qui prennent la forme d’un terrorisme secret aux multiples acteurs et d’un déni des droits de l’homme. Les tests de surveillance neuronale à distance ont également prospéré au sein de
l’Association de psychiatrie dans le passé. Les agressions électromagnétiques, physiques, psychologiques et verbales, se poursuivent jusqu’à ce que la cible soit discréditée,
épuisée, en mauvaise santé, financièrement handicapée ou que sa vie soit en ruine, voire pire. Et c’est légal ! Remote Brain Targeting confirme la crédibilité de Mme Pittman dans cette série de cinq livres qui détaillent ses expériences personnelles et celles d’autres
personnes, en expliquant comment l’effet de « mort lente » est utilisé aujourd’hui, comme une forme de coercition physique, par voie électromagnétique. Les cinq livres de la série « Mind Control Technology » sont à lire absolument et constituent un appel au réveil pour une génération plus âgée qui connaît bien certains de ces programmes, en particulier MK-ULTRA, les tests de contrôle de l’esprit effectués officiellement dans les années 50, 60 et 70, et l’espoir renouvelé de Pittman d’éveiller la conscience d’une nouvelle génération en lui faisant prendre conscience de ce qui se passe réellement aujourd’hui pour beaucoup. Aujourd’hui, la technologie s’est transformée en une invasion électromagnétique sans précédent à notre époque et odieusement capable d’être diffusée par de nombreuses méthodes et à une distance considérable. Cette technologie n’est pas une blague ! « A MUST READ ! » La connaissance est le pouvoir / La conscience
est la clé ! La VÉRITÉ est une arme puissante !

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MK-Ultra : la fin du silence (documentaire)

« Il y a 60 ans, un docteur américain financé par la CIA utilisait ses patientes et patients québécois comme cobayes. Les proches de ses victimes, qui ont vu leur vie brisée, entament aujourd’hui une poursuite contre le gouvernement canadien. Le documentaire MK-ULTRA : la fin du silence raconte un épisode honteux de la guerre froide qui s’est joué à Montréal et fait état des conséquences des expériences secrètes de lavage de cerveau menées à l’Institut Allan Memorial.

https://odysee.com/@MKWhiteRabbit:3/MK-Ultra-La-Fin-du-Silence-(HD)-Documentaire-1-Mai-2021:f

https://open.lbry.com/@elby1984:0/MK-Ultra—la-fin-du-silence:5

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Neurodroits: Le Chili veut protéger le cerveau de ses citoyens contre les technologies

En inscrivant des « droits du cerveau » dans sa Constitution, le Chili veut empêcher les nouvelles technologies d’être utilisées pour perturber l’intégrité des individus.

TECHNOLOGIE – Le Chili est en passe de devenir le premier pays au monde à légiférer sur les neurotechnologies et à inscrire dans sa Constitution des droits du cerveau ou “neurodroits” qui pourraient être le germe d’une jurisprudence à venir en matière de droits humains.

Le projet de loi a déjà été voté à l’unanimité au Sénat et doit maintenant être approuvé par la Chambre des députés.

La réforme constitutionnelle en cours d’examen entend préserver “l’intégrité physique et psychologique” du citoyen, de sorte qu’“aucune autorité ou individu” ne puisse, par le biais des nouvelles technologies sur le cerveau humain, “augmenter, diminuer ou perturber cette intégrité individuelle sans le consentement approprié”.

Protéger “l’esprit” des Chiliens  à l’avenir

Le sénateur Guido Girardi, l’un des promoteurs du texte qui transcende les clivages politiques, explique qu’il vise à protéger la “dernière frontière” de l’être humain: son esprit.

Les législateurs chiliens estiment que les neurotechnologies sont capables de mettre en place des procédés “de lecture” et “d’écriture” dans le cerveau permettant d’enregistrer les données mentales d’une personne et, dans un avenir proche, les modifier ou en ajouter de nouvelles.

“Si cette technologie peut lire (vos pensées), avant même que vous ne soyez conscients de ce que vous pensez, elle peut écrire dans votre cerveau des émotions, des pensées, des histoires de vie qui ne sont pas les vôtres et que votre cerveau ne sera pas capable de distinguer comme vôtres ou d’une pure création” artificielle, souligne le sénateur.

D’où “l’importance”, selon lui, de légiférer dès maintenant sur une réalité future qui pourrait menacer “l’essence de l’être humain, son autonomie, sa liberté et son libre arbitre”.

Un futur pas si lointain

La réalité aurait donc-t-elle déjà rattrapé la science-fiction? Interrogé par l’AFP, un des experts mondiaux en la matière, le scientifique espagnol Rafael Yuste, assure que des chercheurs sont déjà parvenus à implanter dans le cerveau de souris des images de choses qu’ils n’ont jamais vues, qu’ils assimilent à leurs propres idées et incorporent dans leur comportement naturel.

“Si vous pouvez entrer là-dedans”, dans les processus chimiques du cerveau, “les stimuler ou les inhiber, vous pouvez changer les décisions des gens. C’est quelque chose que nous faisons déjà avec les animaux”, assure ce chercheur de l’université Columbia de New York, aux États-Unis.

Mais il rassure: “La neurotechnologie peut faire peur si l’on pense à des scénarios dystopiques, mais pour chacun il y a dix scénarios bénéfiques”. Il cite en exemple les possibilités dans un avenir proche de guérir la surdité avec des implants, ou la cécité après des essais probants réalisés en laboratoire sur des chimpanzés. Ou même d’implanter des stimulateurs cérébraux capables d’améliorer la vie de patients atteints de la maladie de Parkinson, d’Alzheimer ou de schizophrénie.

Dans un autre domaine, il rapporte que le réseau social américain Facebook “est en train de développer une interface cerveau-ordinateur connectée directement à l’écran” et destinée à “remplacer les claviers”. “Je leur donne au moins cinq ans pour mettre sur le marché un dispositif qui peut écrire 100 mots par minute avec 1.000 mots de vocabulaire”, dit-il. Cette neurotechnologie serait “non seulement capable de déchiffrer les mots que vous voulez écrire, mais peut-être aussi d’autres types de pensées ou d’états mentaux”.

Légiférer avant l’arrivée d’humains “augmentés”

Face à ces découvertes, le projet de loi chilien entend légiférer dans quatre domaines fondamentaux: la sauvegarde des données de l’esprit humain ou “neurodonnées”, l’établissement des limites de la neurotechnologie de la lecture et surtout de l’écriture dans le cerveau, la détermination d’une distribution équitable de l’accès à ces technologies et la fixation des limites des “neuroalgorithmes”.

Car, selon Rafael Yuste, d’ici une décennie pourraient apparaître des humains hybrides, augmentés cognitivement grâce aux neurotechnologies, avec des idées ou connaissances qui seraient le fruit d’algorithmes.

“Pour éviter une situation à deux vitesses avec des humains augmentés et d’autres qui ne le sont pas, nous pensons que ces neurotechnologies devraient être réglementées d’un point de vue de principe universel de justice, dans l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’Homme”, estime-t-il.

Lors du 27e sommet ibéro-américain fin avril en Andorre le président chilien Sebastian Piñera a d’ailleurs proposé aux pays participants de légiférer conjointement sur ces droits d’un nouveau genre.

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Le Chili prépare une loi pour protéger les cerveaux humains de la technologie

C’est en passe d’être le premier pays au monde à instaurer des « neurodroits » pour protéger l’identité des individus, leur conscience et leur libre-arbitre face aux avancées des neurotechnologies.

Elon Musk potasse ses implants cérébraux Neuralink, Facebook dévoile un prototype de bracelet pour contrôler un clavier par la pensée… Et le Chili ne compte pas rester les bras ballants face au développement de ces interfaces cerveaux-machines. Le pays est sur le point d’inscrire dans sa constitution un droit des cerveaux ou « neurodroit »  et de légiférer sur les neurotechnologies. Le 22 avril, le Sénat a approuvé à l’unanimité le projet de réforme constitutionnelle. Il doit maintenant être approuvé par la Chambre des députés.

L’idée de cette initiative, portée par le sénateur Guido Girardi, est de préserver l’« intégrité physique et psychologique » des individus, et de faire en sorte qu’il ne soit pas possible d’« augmenter, diminuer ou perturber cette intégrité individuelle sans le consentement approprié ».

L’une des avancées qui inquiète particulièrement les législateurs chiliens est la possibilité de lire des pensées, voire de modifier et d’« écrire » des pensées et souvenirs. La chose a déjà été réalisée en laboratoire sur des souris, affirme Rafael Yuste, neurobiologiste américain proche du sénateur Guido Girardi, à l’AFP. Le chercheur ne nie pas pour autant l’espoir que représentent ces technologies pour traiter des maladies comme Parkinson et la schizophrénie.

Les législateurs tiennent par ailleurs à ce que les neurotechnologies se développent de manière égalitaire, de sorte à ne pas créer une double société avec d’un côté des humains augmentés et de l’autre ceux qui n’auront pas accès à ces nouvelles capacités.

La loi en retard sur les données personnelles, peut-être pas sur les données cérébrales

L’objectif est aussi de ne pas laisser la technologie aller plus vite que la loi, comme c’est souvent le cas. « Nous avons raté le train de la protection des données personnelles sur Internet et celui des données cérébrales est sur le point de quitter la gare », expliquait Rafael Yuste à Ouest France en décembre 2020. Le Chili apparaît comme un pionnier, explique le journal La Tercera. La communauté internationale, et notamment la France, l’Espagne et les États-Unis, pourraient suivre son exemple.

 

 

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